Fredericton veut mettre un terme à un contrat sur les infirmières itinérantes
Fredericton veut mettre fin au contrat avec l’agence privée Canadian Health Labs (CHL) concernant l'embauche d’infirmières itinérantes. Le gouvernement a déposé un projet de loi en ce sens mercredi, intitulé la Loi concernant les soins infirmiers itinérants. Le ministre ne jette pas le blâme sur le réseau de santé. John Dornan, ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, en mêlée de presse le 11 décembre 2024. Photo : Radio-Canada Toutefois, il est temps d’y mettre fin, dit le ministre. Le ministre dit que la fin de ce contrat n’aura pas d’impact sur les soins prodigués, car la province fait encore affaire avec d’autres agences privées. Selon le gouvernement, les deux réseaux de santé ont embauché 719 infirmières immatriculées et infirmiers auxiliaires autorisés entre le 1er avril 2024 et le 31 janvier 2025, dans des postes permanents. Fredericton précise que 1879 personnes sont inscrites à un programme de baccalauréat en sciences infirmières au Nouveau-Brunswick cette année, comparativement à 888 en 2018. S’il est adopté, ce projet mettrait un terme au contrat et protégerait même Fredericton contre d’éventuelles poursuites judiciaires déposées par l'agence CHL. Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Les partis de l’opposition, de leurs côtés, sont aussi d’avis que ce contrat avec CHL n’était tout simplement pas bon pour la province. Glen Savoie, chef de l'opposition officielle du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jacques Poitras En juin 2024, les contrats avec l’agence privée Canadian Health Labs ont été critiqués par le vérificateur général Paul Martin. Par exemple, celui-ci soulignait qu’un des contrats de 45 millions de dollars viendrait à échéance en 2026 et qu’il comportait une clause permettant son renouvellement automatique chaque année, pendant cinq ans. À l’époque, Paul Martin évaluait à 173 millions de dollars la somme payée par les contribuables néo-brunswickois pour ces contrats depuis 2022. René Legacy, ministre des Finances et du Conseil du Trésor du Nouveau-Brunswick (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Hina Alam En février, dans un compte rendu financier et économique à Fredericton, le ministre des Finances René Legacy affirmait que l’une des dépenses qui le dérangeaient le plus était le contrat avec les infirmières itinérantes. Il y a deux semaines, le Réseau de santé Vitalité a annulé les quarts de travail des infirmières de l’agence Canadian Health Labs. La première ministre, Susan Holt, affirmait que Vitalité avait pris des mesures d'envergure pour sortir la province Vitalité confirmait toutefois que son contrat avec cette agence privée était toujours en vigueur et devait se terminer en 2026. Avec les informations d'Alix VilleneuveLe contrat que nous avons signé n'était pas bon pour les Néo-Brunswickois, pour les contribuables, et il a été conclu pour une très longue période
, affirme le ministre de la Santé, John Dornan.Vitalité a fait ce qu'il avait à faire
, lance-t-il en ajoutant que la province traversait la crise de la pandémie et qu’il devait s’assurer de prodiguer des soins aux Néo-Brunswickois. 
Les infirmières liées au contrat de CHL étaient souvent payées 300 $ de l’heure. C’était très cher.
Assez de personnel?
À l'heure actuelle, nous faisons encore appel à d'autres agences de recrutement d'infirmières itinérantes pour répondre à certains de nos besoins au sein de Vitalité
, dit-il. Cependant, notre dépendance à l'égard des infirmières itinérantes se réduit de jour en jour, nous augmentons aussi le nombre d'infirmières formées au Nouveau-Brunswick.
Un projet de loi qui éviterait une poursuite
Il s'agit d'un outil rare et nous ne l'utilisons que dans certaines circonstances. Dans le cas présent, il a été utilisé pour protéger les Néo-Brunswickois et les contribuables.

C’est une bonne chose, parce que le contrat était terrible
, lance David Coon, chef du Parti vert.
C’est la propre chose à faire d’annuler le contrat, mais moi la chose qui m’inquiète, c’est est-ce que les gens dans le nord de la province, qui habitent en région de Vitalité, vont recevoir des services
, soutient Glen Savoie, chef intérimaire du Parti progressiste-conservateur.Des contrats coûteux

Nous devons régler ça
, disait-il.d’un mauvais contrat
.
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