Des syndicats réclament de l’aide pour les travailleurs de l’usine Ivaco de L’Orignal
Deux syndicats demandent l’intervention immédiate des gouvernements provincial et fédéral pour aider les travailleurs d’une usine de l’est ontarien frappée par les tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium canadien. Le Congrès du travail du Canada (CTC) et le Syndicat des métallos veulent notamment qu’Ottawa élargisse les paramètres de l’assurance-emploi. Ils réclament aussi de plus de fonds pour soutenir les travailleurs licenciés. Ivaco Rolling Mills, qui est situé à L’Orignal, a dû mettre à pied temporairement 120 employés depuis l’entrée en vigueur de ces tarifs de 25 %, la semaine dernière. D’autres compressions sont redoutées à l’approche du 2 avril, date à laquelle le président des États-Unis Donald Trump pourrait revoir à la hausse cette mesure tarifaire sur l’acier et l’aluminium. Mme Bruske était accompagnée notamment par le vice-président exécutif du CTC, Larry Rousseau, mais aussi par les travailleurs de l’endroit. L'usine d'Ivaco à L'Orignal, dans l'est ontarien (Photo d'archives) Photo : Ivaco Rolling Mills De son côté, le coordonnateur du Syndicat des Métallos à Hawkesbury, Richard Leblanc, a rappelé que l’usine Ivaco Rolling Mills M. Leblanc redoute lui aussi le 2 avril. Ce dernier veut aussi que le gouvernement fédéral priorise l’acier et l’aluminium canadien dans ses futurs grands chantiers. Une aide de Queen's Park a aussi été réclamée par les leaders sur place. Le président d’Ivaco Rolling Mills a salué la sortie publique des deux syndicats. Dans une déclaration écrite envoyée à Radio-Canada, Stéphane Oehrli estime que leurs demandes L'intérieur de l'usine Ivaco Rolling Mills (Photo d'archives) Photo : Ivaco Rolling Mills Ce point de presse du CTC et du Syndicat des métallos survient deux jours après la visite du chef du Parti conservateur du Canada Pierre Poilievre. De son côté, le ministre de l’Emploi et des Familles Steven MacKinnon a rappelé mercredi que le gouvernement libéral a pris M. MacKinnon a tenu à souligner le travail que les syndicats Le cabinet du député provincial de Glengarry-Prescott-Russell, Stéphane Sarrazin, n'avait toujours pas donné suite aux questions de Radio-Canada au moment de publier. Avec les informations d’Emmanuelle PoissonL’Orignal ne peut pas se permettre de perdre plus d’emplois
, a soutenu la présidente du CTC, Bea Bruske, lors d’un point de presse tenu mercredi en présence de certains des travailleurs touchés.Quand des emplois disparaissent dans une communauté comme Hawkesbury et L’Orignal, c’est tout le village qui va en souffrir, dont les commerçants locaux
, a-t-elle ajouté.Le 2 avril est une date importante pour nous. Il y a beaucoup d'anxiété en ce moment à l’usine
, a avoué un d’eux, Joey Barniquer.Le gouvernement fédéral doit faire preuve de plus d’audace
, a lancé Bea Bruske.Une réforme ne peut plus se faire attendre. Il faut étendre les prestations de l’assurance-emploi afin que plus de travailleurs puissent en bénéficier. Il faut aussi une aide qui est mieux ciblée.

est bien établie
dans la région depuis 1971. Quelques générations de mêmes familles ont travaillé ici
, a-t-il souligné.C’est une entreprise solide. Si ce n’était pas des tarifs, rien ne laisserait craindre pour sa survie pour les prochaines décennies. C’est le plus important employeur manufacturier de la région avec 600 à 700 travailleurs.
Un 2 avril qui pourrait être « dévastateur »
Si les tarifs passent à 60-75 %, ça sera dévastateur
, a-t-il prédit.sont cohérentes avec celles de notre organisation et nous les appuyons fortement
.Les gouvernements fédéral et provincial doivent non seulement mettre en place les outils afin de protéger l'industrie de l’acier, mais ils doivent également soutenir les travailleurs et les entreprises en déployant des programmes de soutien pour faire face à cette crise sans précédent
, a-t-il ajouté.
très tôt des mesures pour maintenir en activité le plus de travailleurs possible et faire rouler les usines par le biais du programme de partage du travail
.Nous n'hésiterons pas à étendre ce soutien pour répondre à l'évolution des besoins en main-d'œuvre, comme nous l'avons annoncé le 7 mars dernier
, a-t-il indiqué dans un courriel envoyé à Radio-Canada. Le Canada dispose d'un filet de sécurité sociale fort et n'hésitera pas à l'utiliser ou à l'étendre pour attraper davantage de travailleurs.
font pour soutenir ces travailleurs
.Ces licenciements sont le résultat de mesures illégales et injustifiées. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour répondre à cette menace, soutenir nos secteurs et les hommes et femmes qui font fièrement tourner notre économie et permettent aux Canadiens de se nourrir, d'être au chaud la nuit et de vivre dans le plus merveilleux pays du monde.
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