Enfin un premier match présaison pour les Roses
Dans quelques décennies, lors d’une soirée jeu-questionnaire dans un bar qui n’existe pas encore, peut-être qu’on vous demandera quel a été le tout premier adversaire des Roses de Montréal, l’équipe huit fois championne de la Super Ligue du Nord (SLN) et triple gagnante de la Coupe des champions féminine de la CONCACAF (Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes). (Si, par miracle, vous lisez ceci en 2056 et que nous avons fini par avoir raison, prière d’envoyer vos fleurs à l’emplacement actuel de Radio-Canada. Merci.) Vous repenserez alors tout naturellement au jeudi 20 mars 2025, dont vous vous souviendrez comme si c’était hier : Mont-Royal Outremont, bien sûr. Tout le monde sait que c’est Mont-Royal Outremont. Ce jeudi, donc. En plus de présenter leurs tout premiers maillots – on y reviendra –, les Roses jouent enfin un premier match après plus de cinq semaines d’un camp d’entraînement qui semble éternel. Un match tant attendu qui aura lieu… à huis clos. Cette décision, peut-être un brin agaçante, s’explique tout de même aisément. Si les infrastructures d’entraînement des Roses montrent les contours d’un projet abouti, sur le terrain, on n’y est pas encore tout à fait. Certes, le public est probablement curieux de voir son équipe à l’œuvre. Mais le personnel technique l’est tout autant. Cette préparation physique, l’entraîneur y tient. Ce n’est pas la première fois qu’il soulève cet enjeu, sans qu’on l’interroge directement à ce sujet. Mégane Sauvé a signé un contrat avec les Roses de Montréal le 14 janvier 2025. Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère Après tout, son groupe comprend quelques joueuses aguerries, mais aussi beaucoup de nouvelles professionnelles qui doivent intégrer une certaine base pour attaquer une saison de 25 rencontres. Et si elles viennent du circuit universitaire, comme le faisait remarquer Mégane Sauvé mardi, leur dernier match remonte probablement à novembre. Sauvé, elle, a joué sa dernière rencontre le 22 décembre, nous a-t-elle indiqué, en étirant au maximum la définition de la phrase Rositoiu est tout de même bien accompagné pour la mise à niveau. Son entraîneur adjoint et responsable de la performance, Yannick Girard, a notamment été préparateur physique de l’Impact de Montréal et d’à peu près tous les programmes masculins d’équipe nationale de Canada Soccer dans les sept dernières années. À travers tout ça, il faut bien jouer au ballon un peu. Rositoiu a déjà évoqué les bases d’un soccer axé sur la proactivité. S’il est vrai que le jour où un entraîneur présentera un projet de jeu réactif et défensif pour déchaîner les passions chez les supporteurs est encore loin, ce qui filtre du camp laisse croire que les plans du personnel technique reposent sur des ambitions bien concrètes. Une formule qui, pour l’instant, demeurera secrète, compte tenu du huis clos de jeudi. La directrice sportive Marinette Pichon a déjà laissé entendre que la région de Québec serait le premier Ce qu’on verra, à en croire Mégane Sauvé, ce sont les balbutiements d’un collectif cohérent, soudé. La joueuse a changé depuis, et l’entraîneur aussi. On réapprend à se connaître. Comme quoi il n’y a rien d’acquis dans cette préparation – et on comprend mieux pourquoi le huis clos, jeudi, était une option valable. Autant de détails à peaufiner d’ici l’ouverture de la saison à Toronto, le 19 avril. Fort heureusement, pas de huis clos pour les maillots des Roses. Les couleurs que porteront les joueuses de la Super Ligue du Nord seront révélées jeudi. Pour sa première année, la ligue sera parvenue à éviter la classique fuite des maillots de la MLS (Major League Soccer) par un édimestre trop enthousiaste sur le site du fabricant. Pas de chance non plus à l’entraînement des Roses. Beau comment, exactement? Bon. Deuxième essai. L’as-tu vu, ce maillot, Mégane Sauvé? Bon, d’accord. Est-ce qu’il est beau? Intéressant. Lequel est le plus laid, alors? On aura essayé.[Le résultat] n’est pas important, pas pour un match de présaison comme ça, surtout qu’on a quand même [quatre] joueuses à l’essai aussi, a souligné l’entraîneur-chef Robert Rositoiu après l’entraînement de mardi. Là, on se concentre vraiment sur l’aspect physique. On va donner le même temps de jeu à tout le monde. On va encore mélanger tout ça, comme l’on a fait lors du match intraéquipe de la semaine dernière. C’est plus le processus, de toute façon, qui est important. Les résultats viendront, on l’espère, avec le temps.

ça ne fait pas si longtemps
.Sur les principes de base – peu importe l’animation qu’on va choisir, qu’on va ajuster et réajuster en cours de saison –, sur les principes, on est bien, a soutenu Rositoiu. Maintenant, comment va-t-on animer tout ça pour mettre nos joueuses de l’avant? Ça, il reste encore quelques essais à faire. Ce match va nous permettre de le faire et d’avoir la bonne formule pour continuer durant la présaison.
vrai
témoin d’un match présaison des Roses, version portes ouvertes, le dernier week-end de mars.Peu importe si l’autre équipe a des noms, du talent, mon équipe va sûrement être la plus organisée
, a-t-elle avancé en se basant sur ses saisons à l’AS Blainville, où Rositoiu l’a dirigée.Il m’a entraînée en club, c’était un bon niveau, mais ce n’était pas aussi pointilleux, a précisé Sauvé. Je ne l’avais jamais vu si pointilleux au sujet de ta première touche, comment tu la prends, de quel côté ton corps est orienté... Moi aussi, j’ai dû m’adapter à ça pour aller vers ce qu’il veut voir.
Enfin des maillots
Il est beau
, a répondu Robert Rositoiu quand on s’est enquis du maillot.Tous nos maillots sont magnifiques.
Moi, j’ai été chanceuse, nous sommes deux [avec Tanya Boychuk] qui sommes allées à Toronto faire la journée média de la ligue. Oui, j’ai eu la chance de le voir. Mais bouche cousue. Ce sera une surprise pour tout le monde.
Oui, très beau. Je pense qu’on a le plus beau de la ligue. Je ne veux pas trop m’avancer, mais je pense qu’on va avoir le plus beau de la ligue.
Je ne sais pas pour les autres. C’était très bien géré pour qu’on ne soit pas capables de voir. […] On entrait dans une pièce fermée, on ressortait, on ne voyait pas les autres personnes… mais de ce que les gens de la ligue m’ont dit, on a un très beau maillot.
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