Le manque de glace de mer accélère l’érosion à l’Î.-P.-É.
Alors que le niveau de glace de mer a diminué au fil des années autour des côtes de l’Île-du-Prince-Édouard, des chercheurs disent que les saisons plus courtes sont préoccupantes, car la glace agit comme un bouclier protecteur contre les tempêtes. Les deux derniers hivers ont été marqués par une glace plus fine que la normale. Cet hiver, la glace était plus épaisse, mais elle ne s'est formée qu'en février, soit six semaines plus tard que d’habitude. Genevieve Keefe étudie le phénomène de glace de mer et les conséquences de sa diminution. Photo : Radio-Canada / Aaron Adetuyi/CBC Selon elle, la saison de glace de mer est passée de 10 à 15 semaines en moyenne à 9 semaines ces dernières années. Or, cette glace protège les côtes de la province, déjà soumises à l’érosion et aux vents. Parcs Canada surveille également de près l'évolution des conditions de glace le long de la côte nord de l'Île-du-Prince-Édouard, où le littoral a été durement touché par les tempêtes hivernales. Cette photo aérienne du parc national de l'Île-du-Prince-Édouard prise le 14 mars 2025 montre le peu de glace le long des côtes. Photo : Radio-Canada / Aaron Adetuyi/CBC Selon Environnement Canada, les températures de l’air et de l’eau ont été plus élevées cet hiver, ce qui a retardé le début de la saison des glaces d’environ trois semaines. Un phénomène qui devient une nouvelle norme, selon lui. Photo aérienne du quai de North Rustico prise le 14 mars 2025. Photo : Radio-Canada / Aaron Adetuyi/CBC De son côté, la Garde côtière canadienne poursuit ses efforts de déglaçage pour que les navires commerciaux puissent atteindre les ports de Charlottetown et de Summerside. Les navires de pêche pourraient aussi avoir besoin de l’aide d’un brise-glace dans les prochaines semaines, quand la saison de pêche au homard et au crabe de neiges s'ouvrira. D’après un reportage de Nancy Russel, de CBCAu cours des cinq dernières années en particulier, la glace de mer autour de l'Île-du-Prince-Édouard a été très faible
, confirme Genevieve Keefe, candidate au doctorat à l'École des changements climatiques et de l'adaptation de l'Université de l’Île-du-Prince-Édouard.
Sans cette glace, nos côtes sont exposées pendant trois mois supplémentaires
, note Genevieve Keefe.Danger pour les écosystèmes

Cela forme une barrière protectrice pour l'écosystème, mais cela agit aussi comme une sorte de couverture thermique
, explique Lindsey Burke, gestionnaire des ressources à Parcs Canada. Le sable sous la banquise est en réalité un peu plus chaud qu'ailleurs.
Les côtes sont exposées à des vagues plus fortes en raison de l’intensification des tempêtes causée par des eaux plus chaudes
, souligne George Karaganis, météorologue pour Environnement Canada.Si vous m'aviez posé cette question il y a quatre ou cinq ans, ma réaction aurait été de penser que les choses auraient tendance à s'équilibrer. Mais non
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