Le nouveau coroner en chef prône une approche moins politisée de la crise des surdoses
Le nouveau coroner en chef de la Colombie-Britannique, Jatinder Baidwan, dit vouloir adopter une nouvelle approche dans le cadre de la crise des surdoses. Un changement de cap prometteur, selon des intervenants du milieu. Il dit vouloir entendre toutes les opinions dans ce dossier afin de prévenir les décès. Jatinder Baidwan se dit notamment inquiet de l'absence de dialogue entre les groupes n'ayant pas les mêmes approches, que ce soit ceux qui militent pour la réduction des méfaits, ceux prônant l'abstinence ou encore ceux qui sont pour le traitement involontaire des dépendances. Il souhaite établir un pont entre ces différentes approches. Il ne prétend pas avoir les solutions pour endiguer cette crise. Une mentalité qui plaît à Brian Conway, directeur médical du centre de médecine urbaine de Vancouver, qui accueille l'arrivée de Jatinder Baidwan avec de l'optimisme. Selon Brian Conway, il n’est donc pas question de simplement préconiser l’abstinence ou la décriminalisation comme étant la meilleure solution à cette crise. Lisa Lapointe a été la coroner en chef du Bureau des coroners de la Colombie-Britannique pendant 13 ans. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada L’approche de Jatinder Baidwan diffère également de celle de sa prédécesseur, Lisa Lapointe. Cette dernière était une voix forte pour la décriminalisation et l’approvisionnement sécuritaire des drogues, une idée qui s’est butée à une levée de boucliers de la part du public. Le gouvernement a d'ailleurs fait marche arrière sur certains aspects de ce projet pilote un peu plus d’un an après sa mise en place. Jatinder Baidwan compte aussi revoir la communication entourant le partage des données liées aux décès par empoisonnement dû aux drogues. Selon lui, des rapports mensuels sur le nombre de morts risquent de désensibiliser le public à cet enjeu. Il préfère que son équipe et lui travaillent plus en profondeur afin de déceler les tendances liées aux décès. Leslie McBain, de Moms Stop the Harm, un groupe qui milite pour la réduction des méfaits, a initialement eu peur de l'arrivée d'une nouvelle direction à la tête du Bureau des coroners. Par contre, après avoir rencontré Jatinder Baidwan, elle se dit rassurée. Avec les informations de Katie DeRosaC’est ma responsabilité de coroner en chef de ne pas militer pour aucun groupe, mais de militer pour chaque Britanno-Colombien décédé
, insiste Jatinder Baidwan, entré en fonction à son poste il y a six mois et dont le mandat doit durer 5 ans.Comment peut-on, en tant que Bureau des coroners, rassembler toutes ces personnes et ces idées pour régler cet enjeu autour de la même table?
, se demande-t-il.Moi et beaucoup d'autres qui travaillent dans le domaine depuis très longtemps souhaitaient avoir une belle conversation où tous les points de vue sont écoutés, respectés et fassent partie de la solution.
C’est vraiment un éventail de solutions [...] qui va vraiment nous mener où on doit être.

Revoir la communication
Je ne pense pas qu’inonder les médias d’information soit la meilleure façon d’y arriver
, fait-il savoir.Je suis très impressionnée par cet homme. Il est franc
, témoigne-t-elle.Il a une connaissance très fine de la crise des surdoses. Il va donner ses recommandations pour améliorer la situation, comme le font tous les coroners, mais il ne risque pas de présenter ses opinions.
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