Privé en santé : le Collège des médecins souhaite une consultation publique
Le gouvernement du Québec ne va pas assez loin avec son projet de loi visant à obliger les nouveaux médecins à pratiquer cinq ans au public, estime leur ordre professionnel, qui réclame une consultation publique sur la place du privé en santé. Ce dernier prenait la parole à l’occasion d’un webinaire organisé par le Collège. Plus de 3000 médecins étaient inscrits à l’événement. Mauril Gaudreault, président du Collège des médecins du Québec, prenait la parole à l'occasion d'un webinaire organisé par l'ordre professionnel. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers Ce dernier a profité de l’occasion pour indiquer qu’il y aurait des amendements au projet de loi, Le Collège des médecins du Québec plaide depuis quelques mois pour stopper l’expansion du privé en santé. Les experts consultés par le Collège ont démontré que le financement d'un système de santé privé n'améliore pas l'accès ni ne réduit les coûts de système, a rappelé le Dr Gaudreault. Selon les dernières données accessibles auprès de la RAMQ, le Québec dénombrait à la fin de janvier 819 médecins non participants au régime public, du jamais vu. Cette tendance a connu un essor ces dernières années. Au total, 3,7 % des 22 000 médecins ont recours à ce statut qui leur permet des allers-retours du public au privé. Cette proportion était de 2,2 % en 2020. Le Québec se distingue du reste du Canada, où on dénombre seulement une vingtaine de médecins non participants au régime public. De Les résultats d'un vaste sondage SOM commandé par le Collège des médecins, réalisé auprès de 1031 répondants, ont montré les difficultés d’avoir accès aux soins de santé, en particulier pour un examen ou une chirurgie auprès d’un spécialiste. Le ministre Dubé a confirmé qu’il entendait Le ministre de la Santé, Christian Dubé, entend autoriser des patients à aller au privé aux frais de l'État. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel Lors du webinaire, le ministre Christian Dubé a été interrogé par l’animatrice au sujet de la pertinence de comprimer des dépenses au-delà du milliards de dollars On aurait donné 2 milliards de dollars [de plus], ça n’aurait rien changé. Le ministre a expliqué que Santé Québec tentait de trouver la manière d'optimiser le fonctionnement du réseau et d'éliminer de potentiels gaspillages. Il a réitéré sa confiance en cette structure, malgré les critiques récentes sur les 100 premiers jours de la nouvelle société d'État. Le ministre en a profité pour lancer une pointe aux syndicats de médecins (FMSQ et FMOQ), expliquant que les négociations achoppent entre autres quant au rattrapage des chirurgies. Le ministre estime qu’il faut continuer à chercher des solutions puisque les dépenses en santé dépassent 60 milliards de dollars par année et grugent une part grandissante des budgets de l'État.Il faut honorer le contrat social de notre système de santé universel et gratuit et peut-être qu’il faudrait une consultation publique [sur la place du privé en santé]
, a lancé lundi le président du Collège des médecins du Québec, Mauril Gaudreault.
Je ne suis pas fermé, c’est à voir, je ne suis pas seul à décider
, a commenté le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, qui participait à l’événement.qui va aller un peu plus loin
.Le projet de loi 83, c’est le début d’une bonne réponse, mais il faudrait éliminer le statut de médecin non participant et il faudrait mieux encadrer le privé
, a déclaré Marco Laverdière, chercheur associé de la Chaire de recherche du Canada sur la culture collaborative en droit et politiques de la santé.projet pilote
, la sous-traitance de chirurgies en cliniques privées a pris un essor important durant la pandémie. Selon une compilation de Radio-Canada, la proportion des chirurgies confiées au privé a presque quadruplé, à 19 %, de 2020 à 2024.On voit d’un bon œil qu’il y ait une consultation publique, à laquelle nous participerions, d’autant qu’elle permettra de démontrer que le privé en santé n’est pas la solution, comme le mentionnent plusieurs acteurs du réseau, dont le Collège
, a réagit le président du syndicat FSSS-CSN, Réjean Leclerc.Un accès difficile, selon un sondage
dans les prochaines semaines
autoriser des patients à aller au privé aux frais de l’État lorsque l’attente pour un médecin spécialiste devient déraisonnable
, une annonce espérée par des dizaines de milliers de patients.
Confiance en Santé Québec
dès l’arrivée de Santé Québec
.Savez-vous pourquoi il n’y a pas de chirurgies les week-ends? On ne s'entend pas sur les primes. Huit établissements sur 35 me disent que les médecins ne sont pas d’accord pour faire du rattrapage les week-ends s’il n’y a pas de nouvelles primes.
Advertising by Adpathway









