De nouveaux arrivants redoutent des pertes d’emplois dues à la guerre tarifaire
Face à la guerre tarifaire, de nouveaux arrivants redoutent des pertes d’emplois et une hausse des prix des produits de consommation. Désireux d’une vie meilleure dans leur pays d’accueil, certains craignent que ce conflit commercial ne complique leur quotidien. Julie Lupetu espère que le Canada et Donald Trump finiront par trouver des solutions « avant que les choses n’aillent plus loin ». Photo : Julie Lupetu Selon elle, les tarifs de 25 % sur l’aluminium et l’acier pourraient faire gonfler le taux de chômage à Windsor et dans d’autres villes ontariennes. Ça peut être moi, les amis qui me sont chers qui travaillent dans l’automobile ou dans d’autres secteurs. Selon Mme Lupetu, il faut s’attendre à tout. M. Nkurunziza reste tout de même optimiste. En tant que mère de trois enfants, Mme Lupetu craint que cette guerre tarifaire n’entraîne la hausse du coût de la vie. Paulin Happisiewe, originaire du Cameroun, qui réside à London, abonde dans le même sens. Selon Paulin Happisiewe, la guerre tarifaire s’est invitée dans la conversation familiale, surtout avec son épouse. Photo : Paulin Happisiwe Lorsqu’il y a ces augmentations des prix, c’est beaucoup plus le consommateur final que nous sommes qui serons impactés. Pour lui, Il croit également que cette guerre tarifaire marquera une pause pour certains projets familiaux, notamment d’achat de la première maison. Lorsque Donald Trump évoque l’idée d’annexion du Canada, ça fait rire Julie Lupetu. Paulin Happisewe n’y pense même jamais. Selon lui, le temps des guerres de conquête du 15 et 16e siècle est révolu. « En tant que Canadien, vivant au Canada, penser un jour que je serai inquiété sur le plan sécuritaire à cause des mesures américaines, je n’y pense pas », affirme Emmanuel Nkurunziza. Photo : Emmanuel Nkurunziza De son côté, Emmanuel Nkurunziza croit fermement qu’il s’agit d’un discours destiné à la consommation populiste de ses partisans. Pour lui et sa famille, Personnellement, cette guerre m’inquiète beaucoup. Je suis chaque jour [dans les médias], les échanges entre le Canada et les États-Unis. On vit dans une incertitude
, explique Julie Lupetu, résidente de Windsor, originaire de la République démocratique du Congo.
On ne sait pas encore les secteurs qui seront touchés ni les emplois qui seront perdus
, s’interroge-t-elle.Je peux aussi perdre ma maison. Quand tu perds ton travail, tu ne peux plus la payer et aussi prendre soin du ménage. C’est l’inquiétude que nous avons
, lance-t-elle.C’est tout à fait possible que [la guerre tarifaire] affecte des ménages et qu’il y ait des pertes d’emplois
, renchérit Emmanuel Nkurunziza, originaire du Burundi, résident à Toronto.Je pense qu’il y aura des personnes raisonnables, notamment des dirigeants canadiens et américains, qui vont ramener Trump à la raison
, soutient-il.Une hausse du coût de la vie est inévitable
Quand tout augmente, je ne pense pas que les salaires suivront. Il sera difficile de payer les factures et de prendre soin des enfants
, doute-t-elle.
On va forcément constater l’augmentation des prix de tous les produits sur le marché, à l’épicerie et dans d’autres commerces
, dit-il.il faudra sortir beaucoup plus d’argent [...], la qualité de vie va également se détériorer et c’est inquiétant
, insiste M. Happisiewe.Si le prix des matériaux de construction des maisons augmente, les prix des maisons vont suivre, une autre source d’inquiétude
, affirme-t-il.51e État américain?
Une source d’amusement
et non d’insécuritéJe ne peux penser en aucun cas à une chose pareille. La souveraineté d’un pays n’est même pas à l’ordre du jour. Non. C’est un souhait de Donald Trump. Une chose qui ne se fera pas
, tranche-t-elle.On est quand même rendus en 2025. [...]. La fierté du Canadien fera que tout le monde se mobilise pour ne pas accepter cela
, dit-il.
ce n'est qu’une source d’amusement
, dit-il.
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