Le dragage au port de Gros-Cacouna pourra se faire même si le parc marin sera agrandi
Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) donne le feu vert aux travaux de dragage souhaités au port de Gros-Cacouna pour y faciliter la circulation de navires de marchandises. Dans son rapport, cet organisme gouvernemental souligne que ce projet, qui consistera à retirer 180 000 mètres cubes de sédiments, est justifié malgré le fait que l'habitat essentiel du béluga sera possiblement perturbé. Le BAPE juge ce projet Dans ce contexte, le BAPE affirme que le dragage y est La Société portuaire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie (SPBG) veut effectuer trois dragages pour retirer 60 000 m3 à chaque occasion en 2025, 2028 et 2031. Ces travaux se dérouleront aux mois de novembre et de décembre pendant 25 jours consécutifs, 24 heures sur 24. Les sédiments dragués seront rejetés en eau libre, à l'ouest du port, lors de la première intervention. Le rapport final de cet organisme gouvernemental souligne d'ailleurs que le projet ne se fera pas sans impacts sur l'habitat du béluga. Le comportement de ces cétacés pourrait être modifié puisque le bruit subaquatique produit par ces opérations de dragage En revanche, le BAPE juge que les mesures d'atténuation soumises par la Société portuaire Le BAPE suggère tout de même au ministère fédéral des Pêches et des Océans et au ministère québécois de l'Environnement de mener Lors des audiences publiques, la SNAP-Québec, préoccupée par ce projet, a avancé que celui-ci pourrait être incompatible avec l'agrandissement prévu du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Invoquant la norme de protection des aires marines protégées diffusée par Pêches et Océans Canada, cet organisme avait dit être d'avis que le rejet de sédiments en eau libre devrait être proscrit au port de Gros-Cacouna, un secteur inclus dans le projet d'agrandissement. L’aire protégée du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent passera d'une superficie de 1245 km² à près de 4500 km², un projet qui devrait permettre de protéger l’habitat naturel du béluga.
Photo : Parcs Canada Or, le BAPE conclut que l'agrandissement du parc marin ne compromettrait pas nécessaire
puisque certains utilisateurs du port ont indiqué en audience publique qu'ils sont contraints de réduire leur chargement pour y manœuvrer sécuritairement en raison des faibles profondeurs de l'eau.préférable [...] plutôt que de risquer de voir une augmentation du nombre de voyages requis au transport de marchandises qui transitent par le port de Gros-Cacouna pendant la période sensible pour le béluga
.Impacts sur le béluga
dépasserait le seuil acoustique de dérangement pour les mammifères marins
. Les bélugas utilisent des sons afin de communiquer.suffisent
pour minimiser l'impact de ces travaux sur la survie et le rétablissement de la population de bélugas de l’estuaire du Saint-Laurent
. La SPBG compte notamment surveiller sa présence pendant les travaux et mettre en place un rayon de protection de 400 mètres.une étude comparative
pour se pencher sur les effets des bruits subaquatiques sur le béluga selon la méthode de dragage utilisée (mécanique ou hydraulique).
l’utilisation du site de relargage pour le rejet des sédiments en eau libre
. Il laisse toutefois entendre que le MELCCFP pourrait exiger des mesures d'atténuation supplémentaires en temps et lieu.
Advertising by Adpathway









