Adriana LaGrange nie les allégations de l’ancienne présidente d’AHS
La ministre albertaine de la Santé, Adriana LaGrange, s’inscrit en faux contre les allégations dont elle fait l’objet de la part de l’ancienne présidente-directrice générale de la santé publique de la province, Athana Mentzelopoulos. Dans un document de 23 pages constitué pour sa défense et déposé jeudi devant la Cour du Banc du Roi de l'Alberta, Adriana LaGrange soutient que les affirmations faites par Athana Mentzelopoulos concernant les raisons de son licenciement de Services de santé Alberta (AHS), survenu en janvier dernier, sont fausses. D’après elle, si l'ancienne PDG d’AHS a été congédiée, c’est parce qu’elle n'a pas voulu et n'a pas pu mettre en œuvre le plan gouvernemental de démantèlement de l'autorité de santé publique de la province. La plaignante a été licenciée parce qu'elle n'a pas rempli son rôle de présidente-directrice générale de manière efficace et qu'elle n'a pas rempli le mandat qui lui avait été confié sur la transformation d'AHS, que la première ministre de l'Alberta avait chargé la ministre [de la Santé] de mettre en œuvre. Tout en balayant du revers de la main les accusations sur de présumées immixtions politiques dans la passation des marchés, la défense affirme que Mme Mentzelopoulos était si Athana Mentzelopoulos a intenté une poursuite de 1,7 million de dollars contre son ancien employeur et la ministre de tutelle, parce qu’elle considère que son congédiement est injustifié. La plainte contient des allégations d'ingérence politique de la part d'un membre du personnel du bureau de Danielle Smith. La première ministre a déclaré qu'elle n'était pas impliquée dans les décisions relatives aux contrats de passation des marchés. La première ministre Danielle Smith, ici en compagnie de la ministre de la Santé, Adriana LaGrange, affirme qu'elle n'est liée en aucune manière à cette affaire. Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh Selon la défense, Mme Mentzelopoulos a porté ces accusations pour détourner l'attention des préoccupations concernant ses propres performances et son professionnalisme. La défense soutient également que l’ancienne PDG voulait ainsi obtenir une indemnité plus importante pour son licenciement. Athana Mentzelopoulos affirme pour sa part qu’elle a été licenciée quelques jours avant de rencontrer le vérificateur général de l'Alberta au sujet de contrats de chirurgie qui, selon elle, avaient des liens avec des représentants du gouvernement. Elle dit également qu’elle a été congédiée en partie parce qu'elle avait lancé une enquête et un audit, et qu'elle réexaminait les prix des contrats concernant l'Alberta Surgical Group. Dans sa déclaration de défense, la ministre LaGrange dément que Mme Mentzelopoulos ait été licenciée pour l'empêcher de parler au vérificateur général, qui a par ailleurs déclenché une enquête, de même que la Gendarmerie royale du Canada. Vendredi en début de journée, AHS, qui est également poursuivi, a à son tour déposé une déclaration de défense. Dans le document, l’organisation qualifie les allégations de la plaignante de Selon AHS, la déclaration de Mme Mentzelopoulos De plus, AHS réitère la position du gouvernement selon laquelle la plaignante aurait été licenciée en raison du manque de confiance d’AHS envers son Le document de cour liste une série de reproches de la part d'AHS notamment Les allégations d'AHS n'ont pas encore été prouvées devant un tribunal. Dans un courriel, Dan Scott, l'avocat de Mme Mentzelopoulos, a déclaré que les allégations contenues dans l'exposé de la défense du gouvernement et d'AHS étaient fausses. Il a ajouté que sa cliente avait été licenciée sans motif. Dan Scott a déclaré que la plaignante était impatiente de déposer sa réponse à la déclaration de la défense. De plus, dans une déclaration publiée plus tôt, jeudi, elle a dit qu'elle était prête à passer rapidement au procès. Je crains qu'il n'y ait une stratégie pour essayer de me mettre à genoux financièrement. Donc, j'espère que nous pourrons sauter les questions orales et passer directement au procès. Athana Mentzelopoulos (à droite) avait été embauchée en tant que PDG de Services de santé Alberta en décembre 2023. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Maxime Lamache Les allégations de la plaignante et de la défense n'ont pas été prouvées en cour. La province demande que la poursuite de Mme Mentzelopoulos soit Le ministre de la Justice, Mickey Amery, a déclaré dans un communiqué : L'affaire a déjà provoqué la démission du ministre des Infrastructures, Peter Guthrie, qui voulait que la ministre de la Santé soit révoquée, le temps que l'affaire soit tirée au clair. Ce derniera été banni des réunions du caucus de son parti. Avec les informations de Michelle BellefontaineLa plaignante a perdu la confiance d'AHS et de la ministre
, peut-on lire dans le document.obsédée
par son enquête interne sur les contrats de chirurgies privés qu'elle a fait des allégations incendiaires et inexactes
.
AHS réplique à son tour
mal-fondées et vexantes
.a été déposée dans le seul but d’obtenir un paiement supplémentaire de la part d’AHS, au-delà de ce que la plaignante et AHS ont mutuellement négocié pour son indemnité de départ à la fin de son emploi
.habileté dans sa capacité à s'acquitter de sa fonction de manière compétente et acceptable
.un manque de leadership
etle refus de répondre aux attentes et priorités fixées par la ministre de la Santé
.La plaignante contre-attaque

rejetée avec dépens sur une base avocat-client, à la lumière des allégations incendiaires qui ont été faites
.Nous nous défendrons résolument contre les allégations non prouvées soulevées dans cette affaire.
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