Les Producteurs de lait du Québec inquiets des impacts de la guerre tarifaire
Réunis jeudi à l’hôtel Universel d’Alma dans le cadre de leur assemblée générale annuelle, les membres des Producteurs de lait du Québec (PLQ) du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont partagé leurs préoccupations en raison de la guerre tarifaire avec les États-Unis. Le président provincial et régional des PLQ, Daniel Gobeil, a expliqué que ses membres craignent que la gestion de l'offre soit sacrifiée lors de l’éventuelle renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), qui doit se faire d’ici 2026. M. Gobeil rappelle que plusieurs concessions ont été faites quant à l’industrie laitière lors de la dernière renégociation de l’ACEUM en 2017 et en 2018. Nous, la demande est claire. Zéro concession. Le secteur est rendu à un point de rupture. Les concessions additionnelles pourraient amener la remise en question de la gestion de l’offre dans sa totalité. Daniel Gobeil, président national et régional des Producteurs de lait du Québec. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier Concernant le travail effectué par les gouvernements afin de protéger l’industrie laitière, M. Gobeil estime que l’autonomie alimentaire doit demeurer une priorité. Les Producteurs de lait du Québec du Saguenay-Lac-Saint-Jean étaient réunis en assemblée générale annuelle à l'hôtel Universel d'Alma. Photo : Radio-Canada M. Gobeil, qui est aussi propriétaire de la Ferme du Fjord à La Baie, se réjouit par ailleurs de l’augmentation de consommation de lait canadien de 1,8 %.Le secteur laitier est également très inquiet. Beaucoup de nouvelles depuis l’arrivée au pouvoir de M. Trump sur l’imposition de tarifs, sur la renégociation possible de l’ACEUM. Les gens sont ici pour voir ce que l’organisation a fait pour bien les représenter
, a expliqué M. Gobeil en entrevue au Téléjournal Saguenay-Lac-Saint-Jean.
L’autonomie alimentaire : une priorité
Pour nous, c’est clair que les capitaux restent au Québec et qu'ils soient investis en région. On apporte la sécurité et l'autonomie alimentaire. Il faut prendre soin de l’assiette des consommateurs
, a-t-il affirmé.
C’est clair que c'est positif. On a vu que le lait à boire, qui était en décroissance depuis plus de 20 ans, est repris. [...] Il y a quand même de bonnes nouvelles dans le secteur, mais il faut investir pour le futur
, a-t-il conclu.
Advertising by Adpathway









