Uniboard n’écarte pas des arrêts de production à son usine de Val-d’Or
Même si elle garde le pied sur l’accélérateur pour finaliser la modernisation de son usine de Val-d’Or, Uniboard Canada n’écarte pas des fermetures temporaires au cours des prochains mois en raison de l’incertitude autour des tarifs douaniers américains. Le PDG d’Uniboard Canada, James Hogg, a évoqué cette possibilité mardi matin, lors d’une conférence de presse à Val-d’Or. Un mois après la fermeture d’une ligne de production à son usine de Sayabec, dans le Bas-Saint-Laurent, Uniboard dit encore ressentir vivement les impacts des menaces tarifaires. James Hogg ajoute que l’entreprise étudiera avec attention les programmes d’aide mis en place, afin de garder un maximum d’employés au travail et de développer d’autres marchés. À cet effet, le ministre du Travail, Jean Boulet, présent à Val-d’Or pour annoncer une aide financière de 2,5 M$ à Uniboard pour un projet d’innovation, promet que le gouvernement sera au rendez-vous pour soutenir l’industrie. Uniboard à Val-d'Or est une usine de panneaux de particules. Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry À cet effet, le ministre Boulet salue la décision d’Uniboard d’investir dans un parc de véhicules à guidage automatique pour son usine de Val-d’Or, un projet qui reçoit l’aide de Québec dans son programme Innovation Bois. Le député Pierre Dufour, le ministre Jean Boulet et James Hogg d’Uniboard Canada étaient réunis à l'usine de Val-d'Or. Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry Conçus au Québec, les véhicules autoguidés devraient être opérationnels en 2026. Ils s’inscrivent dans le projet de modernisation Renaissance de l’usine Uniboard à Val-d’Or. Il ajoute qu’un premier panneau issu de la nouvelle usine modernisée de Val-d’Or devrait être produit au cours de l’été.Si rien ne change, l’insécurité qui règne va nous amener à des arrêts en rotation dans nos usines pour enlever un peu de capacité de production et épargner de l’argent, a lancé M. Hogg. On était sur une bonne lancée jusqu’en janvier, mais soudainement, on a vu des réticences de certains clients à passer des commandes, puis c’est devenu des annulations. On vit une volatilité énorme et de l’imprévisibilité, ce qui touche aussi nos clients et nos fournisseurs du Québec.
Aide de Québec
C’est certain qu’il faut penser en termes d’indépendance plus grande et de développement de nouveaux marchés au Canada, en Europe ou en Asie, reconnaît-il. Notre programme FRONTIERE, annoncé la semaine dernière, va faire en sorte que les entreprises auront des liquidités. On sera là pour les accompagner. Il y a aussi un chantier de compétitivité et un chantier de diversification pour aider les entreprises à aller de l’avant.

Véhicules autoguidés
La compétitivité, ça passe beaucoup par l’innovation, avance-t-il. On a ici un exemple concret d’une solution qui permet au Québec de se moderniser et de se redéfinir, en plus de consolider des emplois. Plus on additionne des annonces comme celle-là, plus on sera outillés pour passer à travers la crise tarifaire.

C’est un élément essentiel avec l’expansion de l’usine, précise M. Hogg. On va sortir plus de volume et ces chariots guidés automatisés vont nous permettre de transporter plus efficacement le bois de notre ligne d’emballage vers l’entrepôt. C’est une réduction de coût, mais aussi une opération plus sécuritaire que le goulot d’étranglement causé par les chariots élévateurs conduits par des humains. Le contexte est difficile, mais on essaie d’avancer parce que c’est un projet nécessaire pour nous et pour l’industrie.
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