Les États-Unis veulent tripler les droits antidumping sur le bois d’œuvre
Le département du Commerce des États-Unis a annoncé qu'il souhaitait presque tripler les droits antidumping sur le bois d'œuvre canadien, ce qui porterait le total de taxes à près de 27 %, sans même prendre en compte la menace tarifaire qui devrait entrer en vigueur mardi. L’industrie du bois d'œuvre résineux canadien est déjà soumise à des taxes de 14,4 % sur ses exportations aux États-Unis. Cela correspond à des droits antidumping de 7,66 %, adoptés en 2022, ajoutés à des droits compensateurs de 6,74 %. Des tarifs antidumping préliminaires de 20,07 % ont été publiés par le département du Commerce lundi, ce qui triplerait le taux actuel de 7,66 %. Les mesures antidumping visent à empêcher une entreprise étrangère d’exporter ses produits à un prix inférieur à celui pratiqué sur son propre marché. Si cette augmentation est maintenue, toutes ces taxes cumulées sur le bois d'œuvre canadien s’élèveraient à 26,81 %, sans compter les tarifs douaniers de 25 % sur toutes les importations canadiennes que le président Donald Trump souhaite instaurer à compter de mardi. Le Canada est le deuxième producteur mondial de bois d'œuvre résineux, et sa production est principalement destinée à l'exportation (70 %). Les États-Unis constituent son principal marché, absorbant plus de 50 % de cette production. Cette annonce du département du Commerce représente une Samedi, Donald Trump a également signé des mesures pour accroître la production intérieure de bois d'œuvre. Il a aussi ordonné une enquête sur l'éventuelle menace que représentent les importations de bois d'œuvre pour la Ce sont des attaques injustifiées. David Eby, le premier ministre de la Colombie-Britannique. Photo : Radio-Canada / Ben Nelms Le département du Commerce doit encore rendre une décision finale quant à l’application de ces tarifs antidumping rehaussés. L’industrie ne s’attend pas à ce que cela arrive avant le mois d’août, explique Kurt Niquidet, président du Conseil du commerce du bois de la Colombie-Britannique. Un employé d'un commerce de matériaux de construction en Colombie-Britannique charge des planches de bois sur un chariot élévateur. Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK Son organisation s’est fermement opposée à cette décision préliminaire des États-Unis d’augmenter les droits antidumping lundi. Le Conseil précise que ces augmentations sont injustifiées et qu'elles auront des conséquences négatives sur les travailleurs du secteur forestier canadien, mais surtout sur les constructeurs et les consommateurs américains, car ils absorberaient directement cette hausse de prix. Le telejournal Colombie-Britannique, avec Julie Carpentier et Noémie Moukanda Photo : Radio-Canada Même si les États-Unis tentent de se départir des importations canadiennes de bois d'œuvre, Gregory Paradis, ingénieur forestier et professeur adjoint en aménagement forestier à l'Université de la Colombie-Britannique, doute pour sa part que des mesures d’accélération de production domestique fonctionnent sur le long terme. Si les Américains veulent se créer une rupture de stock total dans leur approvisionnement forestier, ça va juste bien nous servir dans un, deux, trois, quatre, cinq ou même 10 ans. Quand ils vont manquer de bois, ils vont venir nous chercher. Avec des informations de La Presse canadienne et de Sophie ChevanceNouveau coup dur
nouvelle menace massive
, pour l’industrie forestière de la Colombie-Britannique, qui fait face à des défis de taille depuis des années, a dénoncé le premier ministre de la province, David Eby, dans une déclaration.sécurité nationale
des États-Unis.
Ce n'est pas ainsi que les alliés se traitent les uns les autres. [...] Si les droits de douane sont imposés, nous serons aux côtés de l'Équipe Canada pour y répondre avec force
, a-t-il écrit dans une déclaration, en soulignant que le Canada ne deviendrait jamais un 51e État américain
. 
Comment atténuer les tarifs douaniers sur l'industrie du bois. Une entrevue avec Robert Beauregard, professeur titulaire en génie du bois à l'Université Laval.

Ils dépendent de nous qu’ils le veulent ou non
On a beau crier sur un arbre, il ne poussera pas plus vite. On a beau essayer de récolter notre bois plus vite qu’il puisse, ça n’évitera pas qu’on manque de bois plus vite.
Ils dépendent de nous qu’ils le veulent ou non
, affirme-t-il.
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