Atteinte de Parkinson précoce, une Sherbrookoise se relève et se lance en affaires
À seulement 32 ans, la Sherbrookoise et psychologue Stéphanie Boisvert a vécu « tout un choc ». Après 18 mois de recherche médicale, elle a reçu un diagnostic de la maladie de Parkinson précoce. Elle ne s’est toutefois pas laissé abattre par ce diagnostic, qui lui a même donné un élan de créativité. Trois ans plus tard, à 35 ans, elle créait avec sa sœur Les Parsemées, une entreprise de semences florales qui vise à faciliter le jardinage et à le rendre accessible. Les Parsemées est une jeune entreprise née à Sherbrooke. Photo : Radio-Canada / Zoé Bellehumeur C'est pour ça qu’on a appelé ça Les Parsemées. On vend uniquement des semences à parsemer. L’idée est venue d’une passion que partagent Stéphanie et sa sœur Audrey : les fleurs de bouquets. Les sœurs Boisvert ne cherchent pas qu’à faciliter le jardinage avec Les Parsemées. L’entreprise vise aussi à ouvrir le dialogue sur le Parkinson précoce. C’est lorsqu’elle était enceinte de son premier enfant que la psychologue a développé divers symptômes tels que la perte d’équilibre, la raideur et la lenteur. Ça brise l'isolement et ça me permet de montrer qu’il y a un visage à ça. On peut continuer à vivre. Précisons que Stéphanie Boisvert crée toutes les illustrations de l’entreprise, elle qui n’avait jamais fait de graphisme auparavant.Les Parsemées, c’est une entreprise qui a trois mois. Ma sœur était semencière en Gaspésie, donc elle savait qu’il y a des semences qu’on a juste besoin de lancer et ça pousse tout seul
, explique Stéphanie Boisvert.
On veut rendre le jardinage facile, simple et accessible pour tout le monde qui aurait une condition similaire à moi ou simplement pour les gens qui n’ont pas le temps, mais qui veulent de belles fleurs
, ajoute-t-elle.C’est important pour moi d'avoir du jardinage accessible pour mes vieux jours. Je ne sais pas dans quel état je vais me trouver, mais je veux une certitude : pouvoir faire pousser des fleurs comme bon me semble
, souligne la psychologue.Les deux, on est amoureuses des fleurs. On s'est dit qu'on serait tellement heureuses si on était entourées de fleurs dans notre entreprise, pour toujours.
Une entreprise, deux missions
Pour moi, c’est important d’en parler. Un diagnostic de Parkinson précoce, à mon âge, est très isolant. Si je n’en parle pas, les gens ne m’en parlent pas. Je vais de l'avant, j’en parle avec Les Parsemées
, indique Stéphanie.
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