Une baisse de quota pour les crabiers de la zone 17
Les crabiers de la zone 17, située entre Rivière-du-Loup et Rivière-à-Claude, souhaitent que la ministre des Pêches limite la baisse prévue des captures à 20 %. Ils ont d'ailleurs fait part de leur avis aux scientifiques du ministère qui tendent vers une diminution plus importante. Les crabiers de la zone 17 s’appuient, notamment, sur leurs derniers prélèvements pour formuler cette requête. Ils ont partagé leurs données avec les scientifiques de Pêches et Océans dans le cadre du dernier conseil consultatif sur le crabe des neiges. Nous jugeons cela raisonnable selon l’historique de la zone et les indicateurs des années passées Si la proposition des pêcheurs est acceptée, le volume de captures passerait ainsi de 1674 tonnes en 2024 à 1339 tonnes de crabe des neiges en 2025. Le total autorisé de captures (TAC) serait réparti principalement entre 15 crabiers traditionnels pour un quota individuel d’environ 110 000 livres par pêcheur traditionnel. Une vingtaine de pêcheurs de poissons de fond ont également accès, dans une moindre mesure, à cette ressource. La recommandation finale du comité consultatif devra être acceptée par la ministre fédérale des Pêches, Diane Lebouthillier. Son plan de pêche est attendu en mars, tout juste avant le début de la saison. Une grande partie du crabe des neiges capturé dans le fleuve et l’estuaire du Saint-Laurent est destiné au marché québécois, contrairement au crabe du sud du golfe qui, lui, est vendu sur le marché américain dans une proportion de 80 %. Les crabiers de la zone 17 sont les premiers à lancer la saison. Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé N’empêche, pour les pêcheurs de la zone 17, les États-Unis demeurent un marché attrayant, mais de plus en plus incertain. Donald Trump a réitéré son intention d’imposer une augmentation de 25 % sur les produits canadiens. Cela rend les choses un peu plus compliquées, reconnaît Marc Doucet. Même son de cloche pour Yan Chouinard, pêcheur de crabe basé à Rimouski Le comité des glaces doit se rencontrer le 17 mars prochain pour évaluer la situation dans l’estuaire du Saint-Laurent. Les crabiers souhaitent une ouverture de la saison le 23 mars.Nous avons fait un historique de la zone. Nous avons fait ressortir des indicateurs des années similaires pour formuler cette recommandation de diminution de 20 %.
précise Marc Doucet.Miser sur le marché québécois

Nous avons déjà écoulé la totalité de notre crabe sur le marché québécois. Nous sommes les premiers à sortir, mais nous avons quand même besoin du marché américain
.Nous travaillons déjà beaucoup avec le marché québécois. Dans le contexte actuel, avec ce qui se passe aux États-Unis, nous allons nous orienter vers cette optique. C’est une voie plus facile et meilleure pour nous.
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