L’usine Propur, un tremplin vers la résidence permanente pour deux Mexicains
Alors que le parcours des immigrants est parfois complexe et parsemé d’embûches au Québec, deux employés mexicains de l’usine Propur de Saint-Ambroise viennent tout juste d’obtenir leur résidence permanente. À son arrivée au Québec en 2014, Vidal Laureano est devenu travailleur saisonnier dans une bleuetière. Il était maçon au Mexique. Ce dernier ne pensait jamais devenir superviseur de production chez Propur, une usine de pommes de terre. À l’époque, son statut ne lui permettait pas de rester dans la province à temps plein. Il partageait alors son temps entre le Canada et le Mexique. De son propre chef, Vidal Laureano est allé cogner aux portes de différentes entreprises de la région pour offrir ses services. Propur l'a finalement embauché en 2019. Il a gravi les échelons tout en apprenant le français. Pour Vidal Laureano, la venue de sa famille était une priorité. Face à une pénurie de main-d'œuvre importante, Propur a embauché sa conjointe, Milenne Perez. Elle est venue le rejoindre avec leurs deux enfants en 2021. Milenne Perez travaille chez Propur à Saint-Ambroise. Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer Depuis, le couple a eu un autre enfant et a acheté une maison. La famille vient désormais de réaliser son rêve d’obtenir sa résidence permanente. Comme immigrant, nous avons l’espérance d’avoir la résidence, mais ce n’est pas possible pour tous. Pour le directeur de l’usine, Raphaël Savard, Vidal et Milenne sont des sources d’inspiration. Vidal Laureano est superviseur des opérations et Raphaël Savard est le directeur de l’usine. Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer Les nouveaux résidents permanents sont tout aussi fiers de leur intégration réussie. Ils se disent bien et heureux à Saint-Ambroise. Après six ans au Québec et nouvellement résident permanent, Vidal Laureano songe maintenant à planifier des vacances au Mexique.Moi, j'avais l'intérêt de rester au Canada parce que j'aime le pays, le paysage, la culture et puis la première année que j'ai commencé à travailler à la bleuetière, j'ai commencé à avoir l'intérêt de déménager ici
, explique Vidal Laureano.J'ai commencé comme tout le monde dans l'échelle puis j'ai commencé à faire le ménage, après ça ils m'ont donné confiance. Après le ménage, j'ai travaillé partout
, affirme le superviseur de production.L’importance de la famille

C'est un gros soulagement, mais aussi une profonde joie de voir qu’il y a de belles histoires à travers toutes les histoires d'horreur qu'on entend ces temps-ci. Ce n'est pas facile au niveau de l'immigration temporaire. Donc il existe encore de belles histoires et on est bien content et bien fier de faire partie de ça
, déclare Raphaël Simard.
Je pense qu'on va rester ici. Ici nous sommes corrects. C'est très tranquille, une ambiance tranquille
, souligne Milenne Perez.
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