Un moratoire est exigé sur la limite de travailleurs étrangers temporaires
L’Alliance des chambres de commerce de la Côte-Nord exige un moratoire de deux ans sur la limite de 10 % de travailleurs étrangers temporaires employés à bas salaires imposée par Ottawa en septembre. Les employeurs au pays sont soumis à de nouvelles restrictions depuis un changement au programme fédéral. Les chambres de commerce nord-côtières haussent le ton. Jusqu’à tout récemment, elles contestaient cette mesure en préparant un dossier régional. Jeff Dufour Tremblay est le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin Selon les chambres de commerce, la mesure fédérale est particulièrement dommageable pour les entreprises de détail, ainsi que des secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, qui devront faire des choix difficiles lorsque les contrats de leurs travailleurs viendront à échéance. La réduction des services, c’est quelque chose que la population va ressentir. Ça peut être de couper d'une demi-heure l’ouverture pour être capable de répondre aux besoins avec le personnel en place. En août dernier, le premier ministre Justin Trudeau affirmait que les entreprises devaient « investir et embaucher des travailleurs canadiens » et que le Canada n'avait pas autant besoin de main-d'œuvre étrangère. (Photos d'archives) Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick Entre-temps, les chambres de commerce poursuivent les consultations auprès d'entrepreneurs de la Côte-Nord pour recueillir des données sur le recours aux travailleurs étrangers temporaires. Dans la Manicouagan, au moins une cinquantaine d’entreprises ont signalé devoir réduire leurs services, ou même fermer d’ici deux ans, faute du recours aux travailleurs temporaires. Les consultations seront menées jusqu'au début du mois d'avril. De son côté, le cabinet du ministre de l'Emploi, du Développement de la main-d'œuvre et du Travail du Canada a indiqué, par écrit, être Les chambres de commerce passent à l’étape supérieure dans ce dossier. On a réalisé l’ampleur [du nombre d’entreprises qui sont menacées] de fermer ou de réduire les services
, explique le directeur de la Chambre de commerce et d'industrie de Manicouagan, Jeff Dufour Tremblay.
Les travailleurs étrangers temporaires, qui sont sur la Côte-Nord, font en sorte qu’on est capable d’offrir des services. Des choix devront être faits. Les employés quitteront à la fin de leur permis de travail et les employeurs mettront à pied des travailleurs
, lance M. Dufour Tremblay.
[La consultation] est encore en cours. Donc, on ne peut pas avoir le chiffre exact de travailleurs qui seraient touchés sur la Côte-Nord
, précise Jeff Dufour Tremblay.très sensibilisé à la situation
.Nous avons entendons les inquiétudes de certaines entreprises, partout au Canada, mais aussi particulièrement au Québec. Nous suivons la situation de très près et nous sommes en discussion avec plusieurs niveaux de gouvernement à ce sujet, y compris le gouvernement du Québec
, déclare Ottawa.
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