Une victoire porteuse d’espoir en attendant le triathlon olympique
Plus d’une décennie après le balayage canadien mené par Amélie Kretz à Edmonton, Desirae Ridenour s’est à son tour hissée au sommet du podium en Coupe du monde de triathlon sprint. Aucune athlète canadienne n'y était parvenue depuis 2013. La saison de triathlon s'est amorcée sur les chapeaux de roue pour Desirae Ridenour. La Britanno-Colombienne de 25 ans a signé la victoire la plus importante de sa carrière dimanche à Napier, en Nouvelle-Zélande. Près de sept ans s'étaient écoulés depuis son dernier succès enregistré à l'échelle internationale. Une éternité. Un triomphe marquant pour la principale intéressée, aux prises avec diverses blessures et autres malchances par le passé. Une commotion cérébrale subie en compétition durant la portion de nage, ainsi qu'une collision avec une voiture lorsqu'elle s'entraînait à vélo ont notamment ralenti sa progression. Il m'a fallu beaucoup de temps pour revenir à un très haut niveau. Je suis vraiment heureuse de ma prestation, de la manière dont se déroule l'entraînement et de ma constance. J'ai un très bon environnement, tout se passe très bien. Cela signifie donc beaucoup d’avoir une performance qui le confirme. Une régularité qui s'est révélée tant à la nage (750 m) qu'au vélo (20 km) et à la course à pied (5 km). L'athlète de l'unifolié a fait sa place parmi le peloton de tête à sa sortie de l'eau sur la plage d'Ahuriri, puis elle est demeurée avec le groupe de prétendantes au titre jusqu'à la conclusion. C'est d'ailleurs au terme d'un sprint que Desirae Ridenour a rallié la ligne d'arrivée en 56 min 24 s à titre de championne d'étape de Coupe du monde. Des victoires lui ont déjà glissé entre les doigts dans la dernière ligne droite. Mais pas cette fois. L'Australienne Emma Jeffcoat est aux trousses de la Canadienne Desirae Ridenour au sprint décisif de la Coupe du monde de triathlon à Napier. Photo : World Triathlon / Cameron Mackenzie Le rendez-vous olympique a J'espère prendre part aux prochains Jeux olympiques, et je veux être une prétendante au sommet. Qui sait? Je ne veux absolument pas être qu'une participante; je veux vraiment être aspirante, aucun doute. Le format du triathlon olympique diffère de celui présenté en Coupe du monde, alors que les athlètes doivent franchir le double de la distance dans chacune des épreuves, soit 1,5 km de nage, 40 km de vélo et 20 km de course à pied. Rien pour freiner Desirae Ridenour. Quelques variations à son programme d'entraînement feront l'affaire. Desirae Ridenour Photo : World Triathlon / Cameron MackenzieJe ne comprends pas encore pleinement ce qui s'est passé ce week-end. C'est juste un peu surréaliste, mais je suis très contente de ma performance. Cela signifie beaucoup
, indique Desirae Ridenour, jadis un espoir de premier ordre au pays.Gagner est définitivement un sentiment formidable, et j'espère pouvoir recommencer très bientôt. On ne sait jamais. Je ne peux certainement pas tenir cela pour acquis parce que ces moments n'arrivent pas si souvent
, renchérit Desirae Ridenour.
J'ai simplement essayé de conserver mon énergie pendant l'épreuve, et je savais que j'avais un sprint en moi à la fin. J'ai échappé beaucoup de courses au sprint
, souligne-t-elle.J'étais certainement heureuse. J’aurais aimé pouvoir profiter un peu plus du moment. J'ai l'impression qu'avec un sprint, on arrive en premier, mais on ne peut pas vraiment s'imprégner de l'atmosphère dans la foule. J'étais un peu attristée de ne pas avoir pu tout prendre en compte
, poursuit Desirae Ridenour.Ambition olympique
toujours été sur mon radar
, parole de Desirae Ridenour, qui caresse le rêve de défendre l'unifolié aux Jeux de 2028. Elle sera âgée de 28 ans quand la planète sportive convergera vers Los Angeles.J'ai toujours été là, mais je n'ai jamais été parfaitement prête. Il se peut que cela ait été une bénédiction déguisée. Je n’étais peut-être pas assez mature ou développée en tant qu’athlète
, estime la représentante canadienne aux Jeux du Commonwealth, en 2018, et panaméricains, en 2019 et 2023.Pour moi, il s'agit simplement d'être constante et d'éviter les blessures
, martèle-t-elle.Dans la dernière année et demie, je n'ai eu aucune blessure ou quoi que ce soit du genre. Ce qui est génial. Je pense que cela a été l’un des principaux facteurs de réussite. De cette façon, je pourrai potentiellement participer aux Jeux olympiques
, conclut Desirae Ridenour.
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