Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador démissionne
Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, annonce sa démission mardi. Il est le deuxième premier ministre d’une province de l’Atlantique à renoncer à ses fonctions en moins d’une semaine, après le départ de Dennis King à l’Île-du-Prince-Édouard jeudi dernier. Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador depuis 2020 dit vouloir retourner à la pratique de la médecine et passer plus de temps avec ses proches. Andrew Furey entend toutefois rester en poste jusqu’au choix de son successeur. Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, le 14e depuis l'adhésion de la province à la Confédération canadienne en 1949, reconnaît que l'annonce de son départ survient à un moment charnière, à une semaine de l’imposition possible de tarifs douaniers américains de 25 % sur les produits canadiens. Il se dit néanmoins optimiste pour l’avenir de sa province : Devant sa famille, son caucus et une centaine de fonctionnaires, le premier ministre démissionnaire a évoqué le contexte dans lequel il a pris les rênes de la province, en pleine pandémie de COVID-19 et alors que les dépassements de coûts de la centrale hydroélectrique de Muskrat Falls menaçaient de faire exploser les tarifs d'électricité. À ceux qui nous considèrent comme [une province] en faillite et sans avenir, nous avons montré ce que c'est d’être des Terre-Neuviens et des Labradoriens combatifs. En décembre dernier, Andrew Furey a conclu un accord de principe avec le Québec qui revoit à la hausse le prix de l'électricité de la centrale de Churchill Falls et ouvre la voie à la construction de nouvelles centrales sur le fleuve Churchill, au Labrador. Le premier ministre démissionnaire a qualifié mardi d' Le premier ministre du Québec, François Legault, et son homologue de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, ont annoncé en grande pompe une nouvelle entente de principe sur le partage du potentiel hydroélectrique du fleuve Churchill le 12 décembre 2024. (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Paul Daly Le premier ministre du Québec, François Legault, affirme pour sa part qu’Andrew Furey est Andrew Furey a déjà dit qu'il n'était pas un politicien de carrière. L'annonce de son départ en a néanmoins pris plusieurs par surprise, y compris des membres de sa garde rapprochée. Des rumeurs d'élections anticipées circulaient depuis la tenue d'un débat d'urgence sur l'entente sur Churchill Falls, début janvier. Le chirurgien orthopédique âgé de 49 ans a succédé à Dwight Ball à la barre du gouvernement libéral de Terre-Neuve-et-Labrador en pleine crise de la COVID-19 en 2020. Il a mené son parti vers un troisième mandat consécutif en 2021 à la suite d'élections chaotiques. Le résident de la région de Saint-Jean a choisi de briguer les suffrages dans Humber–Gros Morne, la circonscription de son prédécesseur à l'autre bout de la province, où il a été élu deux fois. L'ancien premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Dennis King, et le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, ont annoncé leur démission à quelques jours l'un de l'autre. Ils avaient pris part ensemble à une réunion des premiers ministres à Ottawa, le 15 janvier 2025, avec leurs homologues de la Saskatchewan, Scott Moe, et du Nunavut, P.J. Akeeagok. (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Justin Tang L’annonce d’Andrew Furey déclenche une course au leadership chez les libéraux de Terre-Neuve-et-Labrador. Des élections sont prévues dans la province le 14 octobre prochain. Le chef de l’opposition progressiste-conservatrice, Tony Wakeham, a remercié mardi son adversaire libéral pour son engagement politique. La présidente du syndicat provincial des infirmières, Yvette Coffey, a salué la volonté d’Andrew Furey Le ministre fédéral des Finances et député acadien du Nouveau-Brunswick, Dominic LeBlanc, a souligné l’amitié qui le lie depuis plus de 20 ans au premier ministre démissionnaire. La première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, a témoigné à son tour de son amitié pour Andrew Furey. Avec des renseignements de Patrick Butler et de CBCJe dois passer à autre chose
, a déclaré Andrew Furey lors d’un point de presse dans la capitale Saint-Jean. Ce boulot a été comme un long quart de travail de cinq ans. Vous êtes toujours de garde, vous n'êtes jamais en pause.
Ma famille et moi avons décidé qu'aussi excitante que soit la perspective de nouvelles élections, nous ne pouvions pas nous engager pour un autre mandat complet
, a-t-il expliqué.Nous avons survécu à pire.
Baptême politique par le feu
historique
le nouvel accord de principe. Il s’agit, selon lui, d’une base solide pour l'avenir de [la] province
qui vient corriger les erreurs
du contrat original de 1969. L'énergie que nous avons est l'énergie dont le monde a besoin
, a-t-il insisté.
devenu un ami
au fil des négociations sur Churchill Falls. Avec cette entente historique, nous avons transformé la relation entre le Québec et Terre-Neuve pour en faire une des relations les plus fortes au pays
, a-t-il déclaré dans un communiqué.Une démission surprise

Même si nous n'avons pas toujours été d'accord, je respecte toute personne qui assume la responsabilité de diriger notre grande province
, a-t-il déclaré.à collaborer avec les infirmières et à trouver des solutions pour améliorer les soins de santé à Terre-Neuve-et-Labrador
. Témoignages d'amitié
Un ami qui, dans tous les aspects de sa vie, fait preuve d'empathie, de générosité et de gentillesse
, a-t-il ajouté.Je vous souhaite un bon retour au bloc opératoire où vous continuerez à prendre soin des gens de votre province
, a-t-elle déclaré par écrit.Le premier ministre Furey a guidé les habitants de Terre-Neuve-et-Labrador au cours d'une période difficile et notre région lui est reconnaissante pour ses services
, a partagé son homologue Tim Houston, de la Nouvelle-Écosse.
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