Une enseignante montréalaise répond à l’appel de l’école de Natashquan
« Nous avons un énorme souhait : trouver une nouvelle enseignante qui viendra passer le reste de l'année avec nous. » Au début du mois de janvier, une enseignante de Natashquan lance un appel à tous sur Facebook. L’école doit rapidement combler une place vacante dans une classe de primaire pour le reste de l’année scolaire. Poussée par le goût de l’aventure, la Montréalaise Marianne Paquette a répondu à l’appel.
En quelques jours, l’enseignante de 27 ans a fait ses préparatifs et s’est envolée vers la Minganie, à quelque 1200 km de chez elle. Elle entame aujourd’hui sa troisième semaine à l’école Roger-Martineau.
Je n’avais jamais eu la chance de visiter Natashquan
, confie-t-elle, au micro de l’émission Bonjour la Côte, lundi.
À son arrivée, elle est frappée par la beauté des paysages et l’accueil des gens. Tout le monde était là pour moi. Tout le monde était tellement chaleureux.
Depuis le chalet où elle est hébergée, elle admire les levers et les couchers de soleil, ainsi que la neige sur les arbres, les grands arbres verts qui sont partout tout autour de nous
.
La jeune femme, qui ne possède pas de voiture, se déplace à pied dans le village et prévoit sortir son vélo quand elle le pourra.
Bien que le métier lui soit familier, la jeune enseignante découvre les facettes particulières de la vie dans la communauté.
En fait, c'est l'ouverture sur un nouveau monde pour moi.
Pour plusieurs des élèves de l’école Roger-Martineau, le français n’est pas la langue maternelle. Les membres innus du personnel contribuent à faire le pont entre les deux langues, raconte Marianne Paquette. Ça permet une belle rivière entre le français et l’innu[-aimun].
Dans la petite école, le manque de ressources enseignantes se fait sentir davantage qu’à Montréal, remarque-t-elle. Ici, on n'a pas le choix, il faut vraiment qu'on soit ensemble comme équipe et qu'on aille dans la même direction
, affirme l’enseignante.

L'école Roger-Martineau de Natashquan offre l'enseignement primaire et secondaire. (Photo d'archives)
Photo : Page Facebook de l'école Roger-Martineau
En janvier 2023, l'école primaire de Natasquan a été forcée de fermer temporairement son service de garde, faute de main-d'oeuvre.
Bien qu’elle soit encore incertaine de ses plans après l’année scolaire, Marianne Paquette reste ouverte à l’idée de s’établir en région.
Je suis vraiment sous le charme de Natashquan. Je me dis que ça va passer très vite et que je ne voudrai probablement pas partir, mais je suis le cours des choses
, indique-t-elle.
Elle conseille à celles et à ceux qui seraient tentés par une aventure similaire de se lancer. Je leur dirais que c'est moins difficile que ça en a l’air.
Ça peut juste apporter un vent de changement dans vos vies. Je vous le conseille
, ajoute-t-elle.
D'après une entrevue réalisée par Mathieu Pineau à Bonjour la Côte
Advertising by Adpathway




