Un creux de vague pour la Victoire de Montréal
À la veille de leur duel contre les Sceptres de Toronto, les joueuses de la Victoire de Montréal ont obtenu lundi une journée de congé. Même si elles ont subi deux défaites consécutives, le repos était, pour le moment, la priorité. L'équipe est revenue directement à Montréal après le match à Ottawa, samedi. Dimanche aurait été normalement une journée de repos, mais neuf joueuses ont chaussé les patins lors du concours d'habiletés du Canadien de Montréal. Il faut dire qu'en plus d'un calendrier chargé, des pauses internationales et de multiples déplacements, un vilain virus a fait son entrée dans le vestiaire de la Victoire depuis deux semaines. Après Anna Kjellbin et Lina Ljungblom, c'était au tour d'Erin Ambrose et d'Elaine Chuli d'être touchées et de rater le match de samedi. Malgré les deux dernières défaites, la Victoire trône toujours au sommet de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF) avec 34 points et deux d'avance sur Toronto. Les Sceptres pourraient donc devancer Montréal avec un gain en 60 minutes, mardi, mais la troupe de Kori Cheverie détient trois matchs en main. Pourtant reconnue pour sa puissance offensive, la Victoire a présentement du mal à diriger des rondelles vers le filet adverse et par conséquent, à marquer des buts. Samedi, seulement 16 tirs ont été effectués sur la cage de la gardienne de la Charge d'Ottawa. Par ailleurs, Erin Ambrose a patiné lundi matin et Danièle Sauvageau espère que la défenseuse sera en mesure d'affronter les Sceptres, mardi soir, à la Place Bell. Dominika Laskova s'est aussi entraînée et pourrait être une option pour Kori Cheverie contre Toronto. La Tchèque n'a pas joué depuis plus d'un an après s'être gravement blessée à un genou et avoir dû subir une opération. Elle participe aux entraînements de son équipe depuis un certain temps déjà et a accompagné ses coéquipières à l'étranger pour la première fois le week-end dernier. Catherine Dubois a quant à elle patiné en solitaire, vêtue d'un chandail rouge qui signifie qu'elle ne peut pas recevoir de contacts. Cette dernière s'est blessée le 2 février dernier et si la blessure est finalement moins grave qu'anticipée, la pilule demeure difficile à avaler pour la Québécoise. Elle peut compter sur le soutien de sa bonne amie Alexandra Labelle, dont le nom a été aussi placé sur la liste des blessées à long terme. Cette dernière a subi une blessure lors du match de mardi dernier, contre le Minnesota. Elle a été aperçue, dimanche, lors du concours d'habiletés du Canadien, portant un plâtre à la main droite. Le prochain match de la Victoire après celui de mardi sera disputé le samedi 1er mars, au Centre Bell, contre la Fleet de Boston. Cette rencontre sera présentée en direct à 14 h (HNE) sur ICI Télé et sur ICI TOU.TV.Il y a une question de gestion d'énergie aussi. Il faut créer de l'espace. Il faut créer du repos. Le repos fait partie d'une préparation de match
, a souligné la directrice générale Danièle Sauvageau. Les filles sont au courant. En tant qu'entraîneurs, nous disons toujours que nous voulons que les joueuses soient des étudiantes du jeu. Que ce soit sur le plan de la structure, de l'éthique ou d'être au courant du classement général et des points. Elles sont conscientes de cette réalité. Si ça peut nous ajouter une motivation supplémentaire, nous allons l'utiliser pour sortir le plus fort possible et obtenir la victoire mardi
, a souligné l'entraîneur adjoint Alexandre Tremblay. Une saison, c'est long. C'est un marathon, ce n'est pas un sprint. Il faut s'attendre à avoir des moments creux comme celui-là. Nous sommes en train de trouver les solutions. C'est un petit creux de vague comme le Minnesota a eu, alors on s'y attendait. Il n'y a aucune panique de notre côté
, a assuré Alexandre Tremblay. Sur le plan des statistiques, nous avons connu une baisse. En même temps, quand on regarde les circonstances dans lesquelles on a eu à jouer, il y a des choses qui s'expliquent et d'autres, non. On doit donc retourner à la table à dessin. On doit avoir un nombre plus grand de tirs, mais aussi, de la qualité. Il faut aussi peaufiner des choses dans notre zone défensive afin d'avoir de meilleures sorties de zone et donc, davantage de chances de marquer
, a analysé Danièle Sauvageau. Des retours attendus
Souvent, des virus, c'est 3-4 jours. Après, nous, nous serions capables de faire notre travail, mais jouer 18 minutes à la rapidité et l'intensité de ces matchs-là, c'est une autre histoire
, a souligné Sauvageau. Il faut maintenant l'amener à un niveau où elle pourra participer à un match et se sentir bien. Les choses évoluent bien. Quand on retire quelqu'un de la liste des blessées, c'est parce qu'on est rendu à un stade où on pourrait l'utiliser
, a expliqué Sauvageau. Sur le coup, je me concentrais sur essayer de respirer et essayer de minimiser les dommages. Plus de peur que de mal, ça fait partie du jeu. Je n'ai juste pas été chanceuse de la façon dont j'ai été frappée et où j'ai reçu le coup
, a-t-elle raconté. Il y a des journées plus difficiles et j'essaie de me concentrer sur ce que je peux contrôler. Le hockey, c'est ce qui me nourrit et je ne l'ai pas vraiment présentement, donc c'est encore plus difficile mentalement que physiquement. J'essaie de me concentrer sur ce que j'ai plutôt que ce que je n'ai pas parce qu'on peut être malheureux longtemps sinon
, a-t-elle ajouté.
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