Montagnes russes chez les techniciens du milieu artistique
Le milieu de la diffusion de spectacles prépare sa prochaine saison. À l’inverse de la tendance générale, la salle Jean-Marc Dion, à Sept-Îles, essaie d’offrir plus de spectacles l’an prochain. Mais le nerf de la guerre, comme partout ailleurs, est d’avoir le personnel nécessaire pour que les événements se déroulent bien. La directrice générale et artistique de la salle de spectacle, Émilie Lavoie, espère présenter de 60 à 65 spectacles professionnels pour la prochaine saison culturelle. C’est moins que ce qui était offert avant la pandémie, mais plus que les dernières années. Émilie Lavoie veut « offrir aux techniciens des conditions gagnantes qui vont rendre le domaine intéressant ». (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Renaud Chicoine-McKenzie Mais surtout, c’est à l’opposé de la tendance répandue dans le réseau des salles de spectacle de l’Est-du-Québec, où l’on observe plutôt la réduction de la programmation En effet, tout le Québec traverse une pénurie de ressources humaines spécialisées en technique de scène. L’équipe de la salle Jean-Marc Dion prend donc des précautions pour préserver ces précieux emplois, avec un nombre d’heures minimales garanties. Tour à tour, le Festi-GrÎles, les Hivernants, le Petit rappel d'automne et les Paspayas ont annoncé leur annulation pour la prochaine saison. Pour les techniciens, l’annulation d’un seul de ces événements peut représenter la perte d’une semaine d’ouvrage. Il devient donc nécessaire de s’adapter pour trouver autre chose, mentionne le technicien en audiovisuel spécialisé en son, Yohan Cetout. Yohan Cetout et son collègue ont travaillé à monter la scène du festival Innu Nikamu, cet été. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Nazdar Roy Et à l’inverse, Yohan Cetout a aussi Les salles de spectacle de l’Est-du-Québec peuvent pour le moins se réjouir des taux d’achat des billets encourageants, qui sont en voie de revenir aux niveaux d’avant la pandémie. En 2018-2019, le taux de vente des billets était à 63 %. Les Québécois ont perdu l’habitude d’aller voir des spectacles, commente Frédéric Lagacé, qui se réjouit que la courbe soit maintenant en progression à 58 %.
dans le but de préserver les équipes
, observe le directeur général du Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est-du-Québec (ROSEQ), Frédéric Lagacé.On n’a pas encore vécu d’annulations, mais on en parle, c’est fragile
, commente-t-il.Les gens ne sont pas toujours conscients que c’est grâce aux équipes techniques qu’on est capable d’accueillir les spectacles
, fait valoir Émilie Lavoie. La salle de spectacle n’a qu’un petit bassin de machinistes, et elle ne peut pas se permettre de perdre une personne : ça peut conduire à l’annulation d’un spectacle
.On prend la chance : si on offre plus d’heures avec un meilleur salaire, ça peut convaincre des gens
, affirme Émilie Lavoie. Festivals annulés : techniciens en congé

Je fais des allers-retours sur la Basse-Côte-Nord, à Fermont, à Rimouski… Ça fait beaucoup, mais ça me permet d’avoir un agenda rempli tout au long de l’année
, explique-t-il.beaucoup de contrats annulés à la dernière minute parce qu’il n’y a pas assez de personnes pour travailler sur les événements
.Une bonne nouvelle pour les salles de spectacle
Le Québec est très en avance, et il a de quoi être fier de ce qu'on a construit dans le milieu des arts et de la culture
, lance-t-il.
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