Andrée Laforest invite les villes à soutenir les entreprises québécoises et canadiennes
La ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, incite les municipalités à favoriser l’achat local dans leurs dépenses et dans leurs appels d’offres, face aux menaces de tarifs douaniers américains. Elle a rappelé les moyens dont disposent les municipalités pour le faire dans une lettre envoyée jeudi aux maires et mairesses de la province. Les villes peuvent par exemple prévoir certaines préférences dans leurs appels d’offres, question de favoriser les entreprises québécoises et canadiennes. Dans un bulletin envoyé aux municipalités au même moment, il a été rappelé que les municipalités peuvent exiger une part de contenu canadien pour les contrats d’approvisionnement ou de services de moins de 353 000 $ et les contrats de construction de moins de 8,8 millions. Il leur a aussi été rappelé que les municipalités ne sont pas soumises à un accord de libre-échange avec les États-Unis. La ministre Andrée Laforest a écrit aux municipalités. Photo : Radio-Canada Dans sa lettre, elle a précisé que la valeur totale des contrats municipaux au Québec s’élève à 19 milliards de dollars. Plusieurs élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont réagi positivement aux indications reçues. La mairesse d'Alma, Sylvie Beaumont (Archives) Photo : Radio-Canada Le son de cloche est le même du côté de Saguenay. Pour Saguenay, les achats chez Amazon représentent par exemple environ 7000 $, sur un budget d'environ 395 millions de dollars. La nouvelle façon de faire que souhaite implanter la ministre pourrait mener les villes à adopter de bonnes habitudes à long terme. Selon le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Jacques Demers, favoriser davantage l’achat local dans les appels d’offres est à la base une bonne chose, peu importe le contexte. Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers (Archives) Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes Avec les informations de Mireille Chayer, d'Annie-Claude Brisson et de Michel Gaudreau.
Il va falloir que ce soit très, très bien déterminé, à savoir si on favorise des entreprises locales, si on ajoute du contenu environnemental. Ce qui veut dire que maintenant, on peut ajouter de l'aluminium et du bois, dans la gestion contractuelle, dans nos villes, partout au Québec. On parle de ponts, de ponceaux, si on peut y aller tout de suite avec de l'aluminium. Puis on parle de montants de 300 000 à huit millions de dollars en octroi de contrats, donc c'est énorme
, a expliqué la députée caquiste de Chicoutimi, interrogée en matinée vendredi lors d'une conférence de presse à Rivière-Éternité.Il s’agit d’une somme colossale qui peut être investie dans notre économie locale et régionale
, a-t-elle écrit.Une mesure bien accueillie
On est déjà assez conscientisé, mais il reste que ça nous permet de peut-être mieux cerner ces leviers-là, que parfois on néglige. Et je pense que, oui, ça commence à nous sensibiliser, puis à permettre à nos ressources de développer ce réflexe-là
, a commenté la mairesse d’Alma, Sylvie Beaumont.
À la Ville de Saguenay, on est en train de vérifier les montants qu'on donne à ces compagnies américaines, donc je n'ai pas encore le résultat. Mais de ce que je comprends, c'est quand même assez minime, mais chaque petite action qu'on peut faire, je pense qu'il faut être au rendez-vous, puis aider
, a annoncé la mairesse de Saguenay, Julie Dufour.Bon à long terme, selon la FQM

Ce qu'on est en train de faire là, oui, c'est en réaction à ce qui se passe du côté américain, mais ça devrait toujours être là. Pour moi, on en parle beaucoup, aujourd'hui, mais on est en train de mettre des choses, des outils en place, qui vont nous permettre d'être plus fonctionnels, à long terme, dans le monde municipal et d'avoir des achats réellement plus locaux
, a plaidé Jacques Demers.
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