Un débat pour aider les électeurs francophones de l’Ontario à faire un choix
C'est ce qui termine ce soir notre couverture de la campagne ontarienne. Merci d'avoir été des nôtres. Élections ontariennes : les moments forts du débat en français Photo : Radio-Canada / Olivier Plante Michelle Petersen, du Parti vert, Caroline Mulroney, du Parti progressiste-conservateur, Lucille Collard, du Parti libéral, et France Gélinas, du NPD, participaient au débat. Photo : Radio-Canada Quatre candidates des principaux partis politiques ontariens ont croisé le fer mercredi sur des enjeux clés lors d’un débat en français, dans le cadre de la campagne électorale ontarienne. Les échanges ont porté notamment sur les menaces tarifaires de Donald Trump, les problèmes entourant des questions comme le logement et les services de santé et les enjeux relatifs au français en Ontario. Le débat, qui était présenté par Radio-Canada et TFO, était animé par Sébastien St-François, chef d'antenne du Téléjournal Ontario, et Sandra Padovani, correspondante parlementaire de TFO. Photo : Radio-Canada France Gélinas, du NPD, insiste sur le système universel de soins de santé gratuits, qui sera menacé, selon elle, si les conservateurs sont reportés au pouvoir. Caroline Mulroney revient sur le leadership nécessaire afin de faire face à la menace de tarifs douaniers Lucille Collard invite les Franco-Ontariens à aller voter pour défendre leurs droits. La libérale Lucille Collard et la néo-démocrate France Gélinas voudraient que la Loi sur les services en français s’applique à toute la province. Lucille Collard, du Parti libéral de l'Ontario Photo : Radio-Canada « Il n'y a aucun recours pour les justiciables dont les droits ne sont pas respectés, il n'y a aucune sanction qui s'impose », déplore la candidate libérale. Selon France Gélinas, Michelle Petersen, qui est présidente du caucus de la francophonie des verts, aime l’idée d’un Ontario bilingue, mais explique que c’est une décision qui doit être approuvée par les membres du parti. On estime que 2,5 millions de personnes n’ont pas de médecin de famille en Ontario et que la situation risque de s’aggraver. Par contre, rétorque Lucille Collard, il y a en Ontario de nombreux médecins formés à l'étranger qui ne peuvent pratiquer la médecine. France Gélinas, du NPD Photo : Radio-Canada France Gélinas souligne qu’il est encore plus difficile pour les francophones de trouver un médecin de famille. Elle déplore la Michelle Petersen, du Parti vert, croit aussi en cette solution. Le gouvernement Ford avait promis que 1,5 million de logements seraient construits en Ontario d’ici 2031. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Patrick Morrell L’Ontario n’a pas atteint ses cibles de construction de logements et l’Association des municipalités estime que plus de 80 000 personnes ont été sans domicile fixe à un moment ou à un autre l’an passé. Michelle Petersen représente le Parti vert. Photo : Radio-Canada Le NPD veut favoriser la construction de logements abordables, coopératifs, et de logements avec services de soutien pour les sans-abri. Le débat des candidates francophones est lancé sur la question de l’heure : comment protéger l’économie ontarienne des répercussions des tarifs américains? Comme son chef Doug Ford, Caroline Mulroney demande aux électeurs d’accorder à son parti un mandat fort, un argument rejeté par les autres candidates qui estiment qu’il n’était pas nécessaire de déclencher des élections anticipées. Caroline Mulroney, du Parti progressiste-conservateur Photo : Radio-Canada Le chef progressiste-conservateur, Doug Ford (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui Doug Ford n'a répondu à aucune question des journalistes sur la campagne proprement dite depuis neuf jours ni fait d'apparitions publiques, en dehors des deux débats des chefs. Il a répondu aux questions de la presse lors de son passage à Washington, la semaine dernière, mais il a fait ce voyage à titre de premier ministre, aux côtés de ses homologues des autres provinces et territoires. Lire le reportage de La Presse canadienne.Regardez les moments forts du débat en français

Un débat sur les enjeux de l’heure et la vie en français en Ontario

Le mot de la fin

Ils veulent privatiser notre système de santé où les riches ont l'opportunité d'aller à l'avant et les autres pas. Pour les francophones, ça va être désastreux.
Comment même se pencher sur l'enjeu de la crise climatique quand on peine à survivre, à payer nos factures tous les mois?
demande pour sa part Michelle Petersen. Le Parti vert a un plan clair, un plan qui va mettre la justice dans tout ça pour nous et qui va mettre les Ontariens en avant, qui va prioriser les gens au-delà du profit
, promet-elle.pour protéger nos emplois, pour protéger notre économie, pour que nous puissions continuer à faire des investissements importants en Ontario, y compris dans notre francophonie ontarienne
.Le 27 février, vous avez l'occasion de ramener un gouvernement libéral qui va continuer à se battre pour vous, qui va ramener le poste de commissaire en français et qui va vous trouver un médecin de famille.
Seriez-vous prêt à lutter pour rendre la province officiellement bilingue?

Mais commençons par faire respecter la loi dans les régions désignées parce qu'y a du travail à faire, dit Mme Collard. Cette loi-là, elle n’a pas de dents.
Ce n'est pas toujours facile de recevoir des services en français dans les régions désignées
, reconnaît Caroline Mulroney, qui souligne que la loi a été modernisée par le gouvernement sortant et que la région de Sarnia a été ajoutée aux régions désignées.avec le gouvernement conservateur, les francophones, on n'est ni valorisés ni appréciés; on est tolérés, point à la ligne
. Les patients orphelins
Les libéraux étaient au pouvoir pendant 15 ans, ils ont supprimé des places dans les écoles de médecine
, dit Caroline Mulroney, qui fait valoir que les conservateurs ont créé trois écoles de médecine. Former des médecins prend du temps, rappelle-t-elle.On a des médecins, des chirurgiens qui conduisent des Uber, ça n'a pas de bon sens, on a besoin d'agir là-dessus.

médecine de couloir
, quand des malades hospitalisés n’ont pas de lit, sont dans un couloir, dans une salle de bain, dans une salle de télé
. Sa solution : mieux financer les centres de santé communautaires. Donc on veut bâtir sur les ressources existantes, que ça soit nos centres de ressources communautaires, nos centres de santé communautaires.
Son parti promet, comme les libéraux et les néo-démocrates, d’embaucher plus de médecins et d'infirmières.La crise du logement

On vit une crise du logement en ce moment, peu importe la municipalité
, dit France Gélinas.Des femmes qui veulent fuir une relation violente n'ont nulle part où aller
et doivent parfois rester avec un partenaire violent, déplore Michelle Petersen.
On a un plan pour enlever les taxes cachées sur les maisons afin de réduire le coût de construction des maisons
, souligne Lucille Collard, qui souligne que son parti veut aussi investir dans le logement communautaire et à but non lucratif.Nous avons investi plus d’un milliard de dollars pour mettre fin aux campements et aider les sans-abri
, déclare Caroline Mulroney, qui estime qu’une économie forte est nécessaire pour que le gouvernement puisse donner des services.Que faire pour contrer les menaces tarifaires?

On ne devrait pas être en élection, on devrait être en train de travailler pour garder ces jobs
, affirme France Gélinas. La néo-démocrate rappelle que le bois d’oeuvre est déjà assujetti à des tarifs douaniers de 14 % et soutient que les progressistes-conservateurs n’ont rien fait pour les combattre.Alors, c'est bien que M. Ford aille se promener à Washington puis essayer de se montrer publiquement, mais on ne fait pas de progrès réels
, déplore Lucille Collard, du Parti libéral.Élections Ontario 2025 : mais où est Doug Ford?

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