Les progressistes-conservateurs s’attaquent de nouveau à un candidat libéral
À quelques jours des élections provinciales, les progressistes conservateurs ne lésinent pas sur leurs moyens pour encaisser le plus de votes possible, notamment en ressortant des publications de candidats libéraux sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué publié mardi, le parti a durement critiqué le candidat libéral pour la circonscription de Timiskaming-Cochrane, Rick Ellsmere, pour ses commentaires que ses adversaires jugent Dans un courriel, la cheffe du Parti libéral de l’Ontario, Bonnie Crombie, affirme que Je ne vais pas jouer à ce jeu. Ce candidat s'est excusé. Et si Doug Ford a un problème avec ma campagne, qu'il me le dise en face. Ce n’est pas la première fois que les progressistes-conservateurs s’en prennent à un candidat adverse pendant la campagne. Il y a encore quelques jours, le parti avait critiqué Brian Hamilton, le candidat libéral en lice pour la circonscription de Thunder Bay—Atikokan, pour des commentaires qu’il a partagés il y a 10 ans. Brian Hamilton a été la cible des critiques des progressistes-conservateurs vendredi dernier. (Photo d'archives) Photo : CBC/Sarah Law En 2014, M. Hamilton avait fait des commentaires sur ses réseaux sociaux en faveur de Jian Ghomeshi, l’ancien animateur de l’émission Q de CBC Radio accusé d’agression sexuelle et de harcèlement par plusieurs femmes. Le candidat a reconnu ses propos et s’en est excusé dans une déclaration envoyée à CBC par le Parti libéral de l’Ontario, indiquant que M. Denis affirme que certains partis politiques utilisent souvent des stratégies de la sorte pour Claude Denis admet que s'attaquer à des candidats d'autres partis peut entacher l'image du ou de la chef(fe), et ainsi semer le doute chez les électeurs. Photo : Radio-Canada / Orphée Moussongo La perception que les électeurs ont des chefs de partis devient une sorte d’indicateur de ce qu’est le parti, alors si on est capable de créer de l'hostilité dans l'électorat face à l'autre chef, on a plus de chances d'améliorer notre score. Le professeur admet que les offensives des progressistes-conservateurs pourraient avoir un impact sur la perception de l’électorat vis-à-vis de l’autre parti. Alors que la date du scrutin avance à grands pas, M. Denis croit d’ailleurs que les attaques entre partis ne sont pas sur le point de s’arrêter. Les élections se dérouleront le 27 février. Avec les informations de CBCtransphobes et misogynes
.Doug Ford essaye de détourner l'attention de ses échecs et de ses scandales.

ces propos ne reflètent plus ses opinions actuelles.
Une stratégie politique
C’est quelque chose qu’on voit régulièrement pratiquement à toutes les campagnes électorales
, lance Claude Denis, professeur titulaire à l’école d’études sociologiques et anthropologiques à l’Université d’Ottawa.Depuis l’arrivée des médias sociaux […], tout le monde laisse des traces de leurs activités et c’est certain que les partis politiques vont systématiquement regarder le passé numérique des candidats
, ajoute-t-il.susciter l’hostilité des électeurs
, ce qui, selon lui, peut avoir du poids sur les votes.
C’est un instrument efficace pour semer le doute. La plupart des électeurs ne vont pas analyser en détail les programmes des partis politiques, alors pour beaucoup ce sera "est-ce que cette personne-là est comme moi" ou à l’inverse "cette personne-là n’est vraiment pas comme moi"
, précise-t-il.Ça peut changer l’image qu’on a du chef du parti selon la réponse que le ou la chef va donner à des allégations crédibles comme celle-ci. Comment est-ce que le chef répond à ça devient un commentaire sur [le chef ou la cheffe] aussi
, explique-t-il.
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