Shawinigan, terre d’accueil du Camerounais Orel Djemmo
Lorsqu’Orel Djemmo est arrivé à Shawinigan, en septembre 2022, il a d’abord été saisi par le paysage qu’offre la rivière Saint-Maurice. Originaire du Cameroun, le développeur informatique a choisi de s’établir dans cette ville de la Mauricie après avoir reçu une offre d’emploi chez Desjardins. Arrivé seul, son intégration dans son nouveau milieu de vie a été facilitée par le Service d’accueil des nouveaux arrivants (SANA). La communauté noire grandit à Shawinigan, comme ailleurs en Mauricie. Il y a des restaurants et des épiceries qui se créent, donc ils essaient de prendre leur place. Il y a des événements qui commencent à se faire et, avec le temps, on espère qu'il y aura de plus en plus d'activités. Décrivant l’accueil des Shawiniganais à son endroit comme étant C'est pourquoi, à ses yeux, souligner le Mois de l'histoire des Noirs à Shawinigan fait partie des initiatives qui permettront de faire tomber les barrières. Orel Djemmo souhaite que la population réponde avec ouverture aux différents rendez-vous proposés d’ici la fin du mois. C’est justement pour créer ces lieux de partage que les SANA de Trois-Rivières et de Shawinigan soulignent en février la contribution de la communauté noire. Orel Djemmo raconte son parcours. Photo : Radio-Canada / Raphaël PoliquinIl y a de l'eau, il y a la forêt autour, donc ça fait un espace assez convivial
, raconte-t-il.Le fait de venir au Canada, c'était un peu le fait de changer d'horizon, d’essayer de voir autre chose, d’avoir une expérience internationale dans mon domaine
, précise l’homme souriant, rencontré en marge du lancement des activités du Mois de l’histoire des Noirs à Shawinigan.Certes, on n’a pas encore une très, très grande histoire ici, parce que l’immigration des Noirs est assez récente à Shawinigan, mais de plus en plus, il y a des Noirs qui viennent ici
, indique Orel Djemmo.Bon accueil, malgré certains préjugés
plutôt bien
, Orel Djemmo reconnaît que certains préjugés continuent de circuler.On dit : “vous venez prendre notre travail”, ce qui n'est pas vrai, et aussi “vous venez avec votre culture, qui n'est peut-être pas acceptée”
, cite-t-il à titre d’exemple. Chacun aime sa culture et il faut savoir qu'en tant que personne étrangère, on essaie aussi quelque part de s'adapter aux réalités canadiennes et shawiniganaises.
Le fait de pouvoir échanger avec des étrangers qui arrivent, d’essayer de comprendre leur histoire, c'est ça qui va faire changer les choses
, croit-il. Parce que, quand vous connaissez mieux que l'histoire de quelqu'un, vous pouvez mieux facilement échanger avec la personne et mieux l’accepter.

Advertising by Adpathway









