Mobilisation contre la fermeture de l’urgence de Trois-Pistoles le soir et la nuit
La possible fermeture de l'urgence de Trois-Pistoles le soir et la nuit ne passe pas pour des centaines de personnes qui ont pris part à une manifestation samedi. Ils ont voulu dénoncer le scénario soumis par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent à Santé Québec dans le but de revenir à l'équilibre budgétaire d'ici la fin mars. Il s’agit de la seconde action de mobilisation en neuf jours dans la ville des Basques contre la suppression du service entre 20 h et 8 h pendant la semaine, et entre 16 h et 8 h la fin de semaine. Le scénario figure parmi les mesures proposées par le CISSS du Bas-Saint-Laurent pour atteindre l'équilibre budgétaire réclamé par Santé Québec. Le déficit que devra combler l'établissement de santé d’ici la fin mars s’élève à 34 millions de dollars. La proposition du CISSS du Bas-Saint-Laurent suscite de l'insécurité au sein de la population et du personnel de l'hôpital de Trois-Pistoles. Photo : Radio-Canada / Sophie Martin Le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis, demande à la province de Selon lui, l’urgence de Trois-Pistoles est un maillon essentiel au sein des services de santé publique de la région. Sa fermeture pendant la nuit pourrait faire perdre à l’hôpital sept médecins et d’importants soins de première ligne, rappelle-t-il. Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon Le maire de Trois-Pistoles, Philippe Guilbert, estime pour sa part que la cause touche de près la population. La réduction de l’urgence On ne peut pas jouer avec la santé des gens, et c'est ça qui est en jeu en ce moment. Il avance que Santé Québec pourrait bientôt dévoiler ses intentions pour les heures d'ouverture de l'urgence de Trois-Pistoles. De son côté, le bureau de la députée de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Amélie Dionne, réitère qu'aucune décision n'a encore été prise. Philippe Guilbert, maire de Trois-Pistoles. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon La médecin pistoloise Annie Charbonneau dit craindre pour les personnes vulnérables qui auraient besoin de soins pendant les heures de fermeture de l’urgence. Les personnes âgées devront être envoyées vers d’autres centres hospitaliers, loin de leurs proches, et rester hospitalisées plus longtemps au lieu de bénéficier de soins à domicile, illustre-t-elle. Elle s’inquiète également pour les enfants ayant des problèmes respiratoires. Des centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Trois-Pistoles, samedi. Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque En plus de susciter des craintes auprès de la population, le scénario envisagé par le CISSS crée de l’incertitude pour certains membres du personnel de l’hôpital. L’infirmière auxiliaire à l’urgence de Trois-Pistoles, Kym Beaulieu, rapporte que plusieurs de ses collègues ont entamé des démarches de recherche d’emploi. Avec les informations de Sophie Martin
tenir compte de l'ensemble des tenants et aboutissants d'une décision pareille
.
serait vraiment une catastrophe
, affirme-t-il. On ne peut pas faire d’économies sur le dos de la santé des gens.

Un enjeu commun
Faire de 30 minutes à une heure [de route] pour se rendre à l’urgence de Rivière-du-Loup, qui est parfois déjà très achalandée, ça va être difficile.

On ne choisit pas le temps où on va tomber malade
, affirme Andrée Truchon, une participante à la manifestation. C’est important pour tout le monde, peu importe l’âge qu’on a
, estime la retraitée et résidente de Notre-Dame-des-Neiges.On a déjà commencé à penser à notre futur parce que c'est inquiétant pour nous
, témoigne-t-elle.
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