Des apiculteurs craignent que les tarifs douaniers les fragilisent davantage
Des apiculteurs du nord de l’Alberta craignent que les tarifs douaniers que les États-Unis veulent mettre en place, ainsi que d'éventuelles représailles du Canada, fragilisent le secteur déjà en difficulté. Des professionnels de la région de Rivière-la-Paix disent devoir déjà faire face à des pertes de leurs colonies d'abeilles à cause du changement climatique et de parasites. La menace des tarifs douaniers sur les importations de miel canadien aux États-Unis les inquiète désormais également, tout comme d’éventuelles représailles du Canada. Celles-ci pourraient faire monter les prix des reines et des équipements d’apiculture en provenance des États-Unis. Ryan Hicks, le propriétaire de la ferme Hicks Honey, à McLennan, possède 11 000 ruches. La plupart de sa production est destinée au marché canadien, mais il importe des reines et de l’équipement des États-Unis. Il pense que la mise en place de tarifs douaniers pourrait faire baisser encore plus les profits de son entreprise. D’autres apiculteurs dans la région sont du même avis et certains se demandent à quoi va ressembler leur activité. Paradis Honey en fait partie. Cette entreprise familiale compte 5000 ruches. Elle vend ses produits au Canada, mais aussi aux États-Unis, en Europe et dans une partie de l’Asie. Selon Statistique Canada, l’Alberta a produit 16 800 tonnes de miel en 2023, soit 40 % de la production du pays. La Commission des apiculteurs de l’Alberta (ABC) dit que la région de Rivière-la-Paix en produit une grosse partie. ABC estime que les tarifs douaniers pourraient faire chuter de 50 centimes le prix de la livre de miel. Cette dernière demande aux leaders du secteur des deux côtés de la frontière de réfléchir à des solutions. Avec des informations de Catherine GarrettVais-je devoir embaucher 25 personnes pour faire fonctionner la ferme, ou bien vais-je devoir en embaucher 5?
, se demande Mike Paradis, le propriétaire de l’entreprise, située à Girouxville.Pourquoi voudrais-je remplacer toutes mes pertes et faire du travail supplémentaire si je n’avance? Si je vais reculer? Ce secteur est déjà sous assistance respiratoire.
Pas mal de dommages
Le prix actuel d’une livre est de 2,30 $. S’il y a une baisse de [50 centimes], le prix sera en dessous du coût de production. Cela pourrait faire pas mal de dommages
, dit la directrice générale d’ABC, Connie Phillips.Je pense que les industries canadiennes et américaines travaillent bien ensemble, et ce depuis de longues, longues, longues décennies.
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