Recensement 2026 : de nouvelles questions pour mieux comprendre les Canadiens
Le questionnaire qui sera utilisé pour le recensement de l'an prochain a été rendu public par Statistique Canada, et il en dit long sur les enjeux démographiques du moment et sur le manque de données concernant certains phénomènes. Le formulaire long, qui sera transmis à un ménage sur quatre au printemps 2026, comportera de nouvelles questions pour mieux comprendre les Canadiens, notamment sur leur orientation sexuelle, de même que sur les L'exercice, réalisé tous les cinq ans, est un outil indispensable à la compréhension du Canada et à l'élaboration de politiques publiques, fait-il valoir. Pour cette raison, de nouvelles questions ont été ajoutées, tout en s'assurant, grâce à des tests réalisés l'an dernier, que le tout demeure digeste pour les répondants et que l'exercice ne devienne pas trop fastidieux pour ceux-ci. Parmi les nouveaux sujets abordés figure l'orientation sexuelle des Canadiens qui, étonnamment, ne se retrouvait pas dans les questionnaires antérieurs, les données à cet effet étant plutôt recueillies dans le cadre d'autres enquêtes de Statistique Canada. Ce changement, selon M. Larochelle-Côté, viendra combler certaines Le sujet est important, poursuit l'analyste, car l'orientation sexuelle est identifiée comme un motif de discrimination par la Loi canadienne sur les droits de la personne. Un groupe de travail fédéral, dit-il, a aussi recommandé en 2023 de désigner les personnes 2ELGBTQI+ comme un groupe d'équité en matière d'emploi. La personne inscrite au recensement pourra se dire Autre changement notable cette année : de nouvelles questions permettant de recueillir des renseignements sur les personnes vivant dans des logements privés qui sont en situation d'itinérance ou qui l'ont été au cours des 12 mois précédents ont été ajoutées. Le recensement demandera d'abord aux répondants si, dans la dernière année, ils ont La question suivante, quant à elle, permettra de mieux documenter l'itinérance cachée. Le recensement demandera si la personne, au cours des 12 derniers mois, a Le questionnaire, évidemment, ne pourra pas être acheminé aux itinérants qui, par définition, n'ont pas d'adresse. Les informations recueillies s'ajouteront toutefois à celles obtenues grâce aux dénombrements ponctuels ainsi qu'aux données administratives fournies par les refuges. Le tout, croit M. Larochelle-Côté, permettra de mieux documenter la crise et d'obtenir Plusieurs autres questions s'ajouteront encore au recensement cette année. Celle sur la religion, qui a été posée en 2021 et qui est habituellement posée tous les 10 ans, sera de retour en 2026, notamment. Statistique Canada espère ainsi répondre à un Car La proportion de Canadiens ayant déclaré être musulmans, hindous ou sikhs, par exemple, a doublé au cours des 20 dernières années. De même, la proportion de la population sans appartenance religieuse ou ayant déclaré une perspective séculière (athée, agnostique, humaniste, etc.) est passée de 16,5 % en 2001 à 34,6 % en 2021. La liste d’exemples figurant directement dans le questionnaire a d'ailleurs été mise à jour pour rendre compte des réponses les plus fréquentes en 2021 : les religions musulmane, hindoue, sikhe, bouddhiste, juive et orthodoxe grecque ont été ajoutées, tandis que d'autres, moins courantes, ont été retranchées. Le prochain recensement du gouvernement canadien sera officiellement lancé le 12 mai 2026. Tous les ménages auront l'obligation légale d'y répondre. Toutefois, certaines questions, comme celle sur l'orientation sexuelle, concerneront uniquement les Canadiens de 15 ans et plus. Le formulaire détaillé du recensement, qui prend en moyenne une trentaine de minutes à remplir, sera transmis à 25 % des ménages. Les autres recevront un questionnaire court contenant uniquement les questions de base sur les caractéristiques démographiques et linguistiques des résidents. Le libellé du formulaire détaillé du recensement a été rendu public vendredi. Son dévoilement coïncidait avec la publication d'un arrêté à cet effet dans la Gazette du Canada. L'exercice ne date pas d'hier. Le premier recensement en sol canadien a été effectué en 1666 par Jean Talon, le premier intendant de la Nouvelle-France. L'un des édifices où travaillent les employés de Statistique Canada à Ottawa porte d'ailleurs son nom.expériences d’itinérance
avec lesquelles ils ont dû composer dans la dernière année.On évolue
, résume en entrevue Sébastien Larochelle-Côté, directeur général de la Direction des domaines spécialisés du recensement, des perspectives sociales, de l'intégration et de l'innovation à Statistique Canada.Avoir un portrait d'ensemble de la population 2ELGBTQI+
lacunes
, le recensement permettant de recueillir des données plus détaillées.On pose déjà la question sur les identités de genre, dit-il, donc en combinant les informations obtenues grâce à ces deux questions-là, on va être capable d'avoir un portrait d'ensemble de la population 2ELGBTQI+.
hétérosexuelle (c.-à-d. hétéro)
, lesbienne ou gaie
, bisexuelle ou pansexuelle
, ou pourra apporter les précisions nécessaires dans un espace prévu à cet effet, comme c'est le cas pour plusieurs autres questions.Documenter l'itinérance cachée
vécu dans un refuge, dans la rue ou dans un parc, dans un abri de fortune, dans un véhicule ou dans un bâtiment abandonné
.vécu temporairement avec des amis, des membres de la famille ou d'autres personnes parce qu'elle n'avait pas d'autre endroit où habiter
.des renseignements précieux, notamment pour mettre en œuvre de la Stratégie nationale sur le logement du Canada
.Mieux mesurer la diversité religieuse
besoin accru de données repères sur les groupes religieux pour répondre aux changements rapides de la société canadienne découlant de l’immigration et de la diversité accrue de la population
.dans ce domaine-là, les changements sont rapides
, soutient Sébastien Larochelle-Côté.Un questionnaire obligatoire
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