Le camp du « non » se mobilise à Chénéville contre le projet minier La Loutre
En Outaouais, des mobilisations s’organisent contre le projet minier La Loutre, à quelques semaines du référendum qui aura lieu à la fin de l’été. Des citoyens qui s’opposent au projet de mine de graphite à ciel ouvert se sont rassemblés dimanche dans la municipalité de Chénéville. Les résidents des municipalités de Lac-des-Plages, de Saint-Émile-de-Suffolk, de Chénéville, de Lac-Simon et de Duhamel se prononceront le 31 août, par voie référendaire, sur le projet de l’entreprise de mine de graphite Lomiko Metals. Audrey Lacasse mène une campagne du Le projet minier La Loutre est situé à 5 km de Duhamel. (Photo d'archives) Photo : site Web Lomiko Metals Depuis 2021, Claude Bouffard s’engage au sein du mouvement citoyen contre le projet minier. Le résident de Lac-des-Plages craint que le projet minier ait un effet sur l’industrie touristique de sa localité. Reste à voir si les résultats auront une influence sur le gouvernement du Québec qui prendra la décision finale. Le premier ministre François Legault avait indiqué en août 2022 qu’aucun projet minier ne se ferait sans acceptabilité sociale. Malgré tout, le président du Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation, Louis St-Hilaire, se dit Le président du Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation, Louis St-Hilaire. Photo : Radio-Canada / Félix Pilon Le maire de la municipalité de Duhamel et co-porte-parole pour l’Alliance des municipalités de Petite-Nation Nord, David Pharand, espère qu’un maximum d'informations se rendront aux résidents de sa municipalité. Il rappelle que les gens doivent s'inscrire à la liste électorale afin de participer au référendum. M. Pharand indique qu'une lettre sera bientôt envoyée aux résidents non inscrits de sa municipalité afin de mobiliser le vote. Selon M. Pharand, l’Alliance des municipalités de Petite-Nation Nord a demandé une rencontre avec Lomiko Metals par l’entremise du ministère des Ressources naturelles et des Forêts à la fin du mois de juin. David Pharand, maire de Duhamel et porte-parole de l'Alliance des municipalités Petite-Nation Nord (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jean-Sébastien Marier Le maire de Duhamel raconte que la compagnie minière aurait refusé de rencontrer le groupe en plus de rejeter l'offre de l'Alliance de représenter le camp du Invité à réagir, Lomiko Metals n'a pas répondu à notre demande d'entrevue. Précisons que dans une publication sur Facebook, une des opposante au projet, Audrey Lacasse, a annoncé la présence de Radio-Canada à la rencontre de Chénéville. Elle indique que son objectif était d'accroître la visibilité du mouvement citoyen. Avec les informations de Félix Pilonnon
dans la municipalité de Chénéville, située au sud du projet minier. L’organisatrice espère recruter des bénévoles pour faire du porte-à-porte dans la municipalité.
Ça pourrait éloigner les gens qui viennent ici en villégiature, qui ont des chalets en grande quantité autour des Grands lacs connus de notre région
, affirme-t-il.Pas de projet sans acceptabilité sociale
très confiant
. Il croit qu’une forte opposition dominera les résultats du référendum et que la province agira en conséquence.
C'est prévu dans la loi référendaire qu'un représentant du "oui" et un représentant du "non" peuvent être nommés dans chacune des municipalités. Ces personnes ont droit à de l'information, telles que le nom et l'adresse de chaque personne qui est éligible à voter
, poursuit-il.
oui
lors du référendum.
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