Grève au RTC : des déplacements compliqués à la sortie du FEQ
La grève déclenchée par le Syndicat des salariés d’entretien du Réseau de transport de la Capitale (RTC) a compliqué les déplacements au centre-ville de plusieurs festivaliers, vendredi soir. Plusieurs ont revu leurs options en prévision du retour à la maison après avoir profité du Festival d'été de Québec (FEQ). Une festivalière avait choisi l'option d'un taxi pour arriver en Haute-Ville avant les spectacles. La congestion sur les routes était importante vendredi soir. Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard Pour ceux qui ont choisi la voiture, la patience était de mise. L'option du taxi est également bien populaire à la sortie des festivaliers. Le chauffeur, Acheck Idriss, n'aura attendu qu'une dizaine de minutes devant l'hôtel Le Concorde pour qu'un festivalier lui demande un raccompagnement. Il s'attend également à terminer un peu plus tard ce soir et dans les prochains jours. Nombreux sont les festivaliers qui ont dû se trouver un plan B pour accéder aux différents sites du FEQ en fin d’après-midi. Au stationnement àVélo sur l'avenue George-VI, plusieurs habitués de l’autobus en étaient à une première avec ce service. C’est le cas d’Alex Courtois-Guay qui utilise normalement les services de navettes du RTC pour se rendre au Festival d'été. Le service àVélo est populaire en cette première journée de grève au RTC. Photo : Radio-Canada / Guillaume Tremblay-Leclerc Certains doivent être plus créatifs, comme Sylvie Bourassa, qui réside à Saint-Augustin-de-Desmaures. Elle voulait éviter de se stationner près des différents sites. Pour éviter cette congestion, Tommy Caillé et ses amis ont choisi d’arriver plus tôt. Le RTC évalue à 300 000 le nombre de déplacements pendant le Festival d’été de Québec.On a attendu pendant un peu plus de 30 minutes tantôt
, se décourage-t-elle. Son groupe a finalement décidé d'appeler un ami pour venir les récupérer. 
Regarde, ça avance pas
, dit un automobiliste en pointant l'intersection de l'avenue Honoré-Mercier et de la rue Saint-Joachim. Il lui a fallu une trentaine de minutes pour franchir les quelques mètres en sortant du stationnement.Avec la grève du RTC, il y a beaucoup d'appels pour nous, c'est quelque chose
, ajoute-t-il. On va rester jusqu'à trois ou quatre heures du matin.
Des festivaliers créatifs
On a pas eu le choix parce que, écoute, on paiera pas un Uber à 40 $ ou un taxi
, mentionne-t-il après avoir garé son vélo. En voiture non plus
, renchérit Marie-Pier Marceau, qui l’accompagne, en évoquant la congestion sur plusieurs artères pour accéder à la haute-ville.
J’ai pris Laurier au complet jusqu’ici
, souffle Erika Tremblay devant un abreuvoir public visiblement exténuée de son trajet qui vient de se terminer. Habituellement, je prends l’autobus et je débarque pas loin de la colline parlementaire, mais il a fallu qu'on trouve une solution donc j'ai pris mon vélo
, ajoute-t-elle.J'ai stationné ma voiture dans Sillery, à environ sept ou huit kilomètres d'ici. Puis là j'ai fait le reste en vélo
, mentionne-t-elle. Un trajet qui lui aura pris au final un peu moins d’une heure. Ça fait partie de la réalité pour cette édition-ci
, ajoute-t-elle.On est arrivé environ vers 14 h cet après-midi, donc la route s'est plutôt bien passée. On avait reçu un message de l'hôtel nous disant qu'il y aurait sûrement du trafic et des rues barrées.
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