La Chambre des représentants adopte le mégaprojet de loi budgétaire de Trump
Malgré l'opposition initiale d’élus de son propre camp, le président américain Donald Trump a remporté son pari en réussissant à faire adopter son mégaprojet de loi budgétaire la veille de l’échéance qu’il avait fixée. Après le Sénat, il y a deux jours, la Chambre des représentants a à son tour donné son feu vert, de justesse, au texte de 869 pages axé autour des promesses phares de campagne du chef de file républicain. À coups de rencontres à la Maison-Blanche, de conversations téléphoniques, de critiques publiques et même de menaces, le président américain a ultimement convaincu un nombre suffisant de républicains réfractaires : le texte a été adopté à la Chambre à 218 voix contre 214. Lundi, l'adoption du projet de loi au Sénat a nécessité le vote prépondérant du vice-président J.D. Vance. Le président américain voulait que La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a indiqué qu'il promulguerait le texte vendredi après-midi. C'est la première grande victoire législative de Donald Trump, qui a jusqu'ici largement gouverné par décrets, sans s'appuyer sur le Congrès. Ce projet mammouth rend permanentes les baisses d'impôt datant de son premier mandat, qui venaient à échéance à la fin de l'année, soustrait en grande partie les pourboires et les heures supplémentaires du revenu imposable, augmente le financement de la défense et de la sécurité des frontières, et élève substantiellement le plafond de la dette. Du même souffle, il réduit considérablement le budget de Medicaid, l'assurance maladie des moins nantis, et sabre dans l'aide alimentaire aux plus pauvres, en plus de faire marche arrière sur les mesures de lutte contre les changements climatiques mises en œuvre sous l'administration du démocrate Joe Biden. Selon les estimations du Bureau budgétaire du Congrès (CBO), une agence fédérale non partisane, les dépenses publiques seront réduites de 1200 milliards de dollars américains, tandis que les revenus de l'État chuteront de 4500 milliards. Malgré l'ampleur des compressions prévues, le projet de loi ajoutera ainsi 3300 milliards de dollars américains à la dette publique des États-Unis d’ici 10 ans, d'après le CBO. Au sein des rangs républicains, des conservateurs fiscaux s'opposaient d'ailleurs à l'augmentation considérable de la dette, tandis que certains modérés déploraient des compressions dans le filet social. La grande majorité des élus récalcitrants sont rentrés dans le rang, y compris le représentant texan Keith Self, pour qui ce projet de loi constituait une Seuls deux d'entre eux, Thomas Massie et Brian Fitzpatrick, ont maintenu leur opposition. Le premier a critiqué l'impact du projet sur la dette et le deuxième est opposé aux compressions dans le régime de Medicaid. Les dissensions au sein de leur camp avaient mené les responsables républicains à laisser en suspens un vote procédural pendant près de neuf heures. Selon le Washington Post, certains élus qui avaient publiquement exprimé leur opposition au projet de loi ont dit avoir obtenu l’assurance que certaines de leurs préoccupations seraient ultérieurement prises en compte dans des décrets présidentiels ou par d'autres mesures. S'adressant aux médias alors qu'il s'apprêtait à partir pour l'Iowa, Donald Trump n'a pas apporté d'éclaircissements. À un reporter qui lui demandait s'il avait conclu des ententes avec ces représentants, le président a répondu par l'affirmative : Mike Johnson a cependant dit douter que la Maison-Blanche ait pris Cette nouvelle victoire de Donald Trump illustre encore une fois son emprise sur son parti, traditionnellement hostile aux déficits et aux droits de douane et plus ferme face à la Russie. Le chef de la minorité de la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, prononce un discours marathon en opposition à l'énorme projet de loi sur les dépenses et les réductions d'impôts du président Donald Trump, le 3 juillet. Photo : Reuters / House TV Impuissants à bloquer une initiative législative qu'ils décrient, les démocrates n'en ont pas moins martelé leur opposition. Retardant la tenue du vote sur le projet de loi, le leader de la minorité démocrate de la Chambre, Hakeem Jeffries, qui a commencé à s’adresser à ses collègues peu avant 5 h jeudi matin, a battu un record en parlant pendant 8 heures et 44 minutes. Il a dénoncé une D'après le CBO, au moins 17 millions d'Américains perdront leur assurance maladie d'ici 2034, essentiellement en raison des compressions dans Medicaid, mais aussi, notamment, à cause de changements touchant la loi sur les soins de santé adoptée sous Barack Obama. Selon des analyses indépendantes, dont celle du CBO, les Américains les plus fortunés seront les principaux bénéficiaires de cette loi budgétaire, alors que les moins nantis verront au contraire leur revenu disponible chuter. Les sondages indiquent que le texte législatif recueille l'appui d'une minorité d'Américains. Les démocrates, minoritaires dans les deux Chambres du Congrès, espèrent que les républicains en paieront le prix aux élections de mi-mandat de novembre 2026. Plus tôt cette semaine, le multimilliardaire Elon Musk, ancien allié de Donald Trump chargé de sabrer dans les dépenses publiques, a menacé de lancer une nouvelle formation, l' Avec les informations de NBC News et New York TimesTout a été un désastre absolu sous le régime démocrate radical, woke et progressiste Biden-Harris, et nous avons fait de notre mieux, dans un grand et beau projet de loi, pour réparer tout ce que nous pouvions
, a affirmé le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, au cours d'une conférence de presse après l'adoption du texte.VICTOIRE
, a pour sa part rapidement clamé la Maison-Blanche sur le réseau social X avec une photo du président coiffé d'une casquette partisane avec son slogan Rendre sa grandeur à l'Amérique
et en train de danser.le grand et beau projet de loi
– le surnom qu’il avait donné à cette initiative budgétaire et dont les républicains ont fait le nom officiel – soit sur son bureau avant le 4 juillet, jour de la fête de l’Indépendance des États-Unis.
Une mesure législative qui creuse le déficit
Qu’est-ce que les républicains attendent??? Qu’est-ce que vous tentez de prouver???
leur avait reproché le président sur sa plateforme Truth Social peu après minuit. MAGA n’est pas content et ça vous coûte des voix
, a-t-il asséné.faillite sur les plans moral et fiscal
.Oui, je pense que je l'ai fait [avec] certains d'entre eux.
Questionné sur la teneur de ces accords, il a cependant dit le contraire quelques secondes plus tard. Pas d'ententes. Ce que j'ai fait, c'est parler de la qualité du projet de loi! Ce n'était pas difficile
, a-t-il répondu.beaucoup d'engagements ou [fait beaucoup] de concessions spécifiques
.Je pense que j'ai plus de pouvoir maintenant
, a d'ailleurs répondu le président américain, qui était interrogé sur la différence entre ses deux mandats.« Des gens vont mourir »

abomination répugnante
qui privera des Américains vulnérables d’une assurance maladie et d’une assistance alimentaire.Des gens vont mourir. Je suis triste. Je n’aurais jamais imaginé me retrouver un jour à dire, dans l’hémicycle, que ce lieu est devenu une scène de crime. Et les démocrates de la Chambre refusent d’y être associés.
America Party
, dès le lendemain de l'adoption du projet de loi budgétaire qu'il a jugé ridicule
.
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