La Route des Cultures : un trajet « d’une autre couleur et saveur » à Shefford et Waterloo
« Bienvenue dans mon atelier! », nous accueille l’organisatrice de la Route des Cultures, Lise Létourneau. C’est le premier endroit où nous nous rendons. Un petit havre de paix entre les feuillus et les conifères, agrémenté de ses œuvres de tous genres. C’est Mme Létourneau, entourée d’une petite équipe, qui travaille à donner vie à ce projet depuis près d’un an. Elle explique que l’événement est l’union de deux cultures. La plus-value de ce mariage de cultures pour Mme Létourneau : jumeler deux sortes de clientèle, les amoureux de nourriture et d’art. Cette route-là a pris une autre couleur et une autre saveur de tout ce qu’on peut voir, c’est assez unique. Lise Létourneau est l'organisatrice de l'événement. Elle est également artiste du textile. Photo : Radio-Canada / Charlotte Dubois Pendant qu’on discute, des visiteurs entrent dans l’atelier de Mme Létourneau. Ils admirent les œuvres et posent des questions, auxquelles l’artiste répond avec enthousiasme. Elle nous dessine ensuite le trajet le plus efficace selon elle, de manière qu'on puisse voir un peu de tout. Il y a au total 34 stations entre les municipalités de Shefford et Waterloo, alors impossible de tout visiter pendant les quelques heures que nous avons devant nous. En sortant de chez Mme Létourneau, on bavarde quelques minutes avec un couple d’artistes originaires de Saint-Jean-sur-Richelieu qui a fait la route pour découvrir la culture de la région. La Route des Cultures comprend 34 stations entre Shefford et Waterloo. Photo : Radio-Canada / Charlotte Dubois Tout près de chez Mme Létourneau réside Mélanie Lefebvre, une artiste peintre. C’est notre prochain arrêt. On y est accueillis au son du piano. Un jeune garçon qui passait par là avec sa famille a décidé de, lui aussi, montrer son art. Mélanie Lefebvre fait partie du cocon initial d’organisation. Elle a dû quitter à mi-chemin en raison de traitements pour la leucémie, mais elle tenait à ouvrir son atelier au public. Elle y présente sa dernière série, Ce que vous voyez sur les murs, c’est mon cœur qui bat. Mélanie Lefebvre est artiste peintre. Photo : Radio-Canada / Charlotte Dubois Le consensus est unanime, on nous l’a répété toute la journée : la Route des Cultures met la région sur la carte. Comme Mme Létourneau l’a dit, l’événement rassemble deux cultures, alors le dernier arrêt de la journée est la Ferme West Shefford, à la rencontre d’agriculteurs et de leurs vaches. En chemin, on se rend compte du nombre de personnes qui se déplacent. Entre 34 stations, ça ne paraît pas trop, mais les routes sont bondées. Rien, pourtant, pour embêter les vaches. Le va-et-vient ne semble pas les déranger, elles sont debout, couchées, elles broutent de l’herbe et se soucient peu de l’activité qui les entoure. Et de l’activité, il y en a! La ferme, en plus d’exposer ses produits, accueille trois artisans. Le propriétaire de la place, Ernest Beauregard, a sauté dans le projet à pieds joints. La Ferme West Shefford a accueilli trois artisans en plus de présenter ses produits. Photo : Radio-Canada / Charlotte Dubois En plus d’être agriculteur, il est aussi conseiller municipal à la Ville de Shefford. Lise Létourneau l’a appelé pour lui présenter le projet. Sa réponse: Pour lui, la Route des Cultures pourrait devenir la personnalité du petit canton. Ernest Beauregard est propriétaire et agriculteur à la Ferme West Shefford. Photo : Radio-Canada / Charlotte Dubois Et Lise Létourneau semble bien d’accord. Il y a des tonnes de passions, de métiers et de professions que le temps ne nous a pas permis de découvrir. Pour cette année, les stations sont accessibles jusqu’au lundi 30 juin.Tout de suite, quand on a lancé l’idée, ça a été wow! Tout le monde a embarqué.
La culture au sens propre; les cultivateurs, les producteurs de vin, de sirop d’érable et tout ça, et la culture au figuré; ça, c’est l’art, la littérature et la musique.

Ça valait le déplacement, on est vraiment contents d’être ici
, affirme Michel T. Desroches.Ce sont des découvertes
, renchérit sa conjointe, Louise Lefebvre.
Mon cœur
.J’ai envie de partager mes émotions, mes inquiétudes, mais mon bonheur aussi, toutes les contradictions qu’on peut vivre dans la maladie, c’est ce que je travaille en ce moment. Pour moi, c’est une thérapie, oui, mais c’est une manière de me guérir carrément
, confie Mme Lefebvre.
On a été la ville du bonheur pendant la pandémie, il faut que les gens le sachent
, lance Mélanie Lefebvre en riant.L'agriculture fait son entrée

Go! C’est sûr qu’on le fait!
On n’a pas de rue principale, on n’a pas de gros commerces ou de quartier industriel non plus. On a nos producteurs agricoles et on a nos artistes.

Il y a beaucoup de choses au sud de l’A-10 et rien qui ne se passe au nord de l’A-10, donc on s’est demandé pourquoi on ne ferait pas quelque chose nous aussi?
On n’a pas fait tout ce travail-là pour faire une édition seulement!
, dévoile en conclusion Mme Létourneau.
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