La marche de la Fierté de Sept-Îles ciblée par des propos haineux en ligne
Quelques dizaines de personnes ont pris part à la marche de la Fierté, samedi après-midi, sur la promenade de Sept-Îles. L'événement visait à célébrer la diversité des genres et des identités sexuelles ainsi qu’à soutenir la communauté LGBTQ+. Si la marche avait pour but de promouvoir l’inclusion et le vivre-ensemble, l’organisation d’un tel rassemblement a invité une tout autre sorte d’attention sur les réseaux sociaux. L'organisatrice communautaire au CISSS Côte-Nord, Annie Blais, qui a participé à l'organisation de la marche, a été obligée de désactiver les commentaires des publications faisant la promotion de l’événement, en raison de propos jugés homophobes. Une opinion que partage Jessy Martel-Roy, accompagnateur en diversité sexuelle et de genre au Centre d’intervention le Rond-Point. Il estime que ce genre de comportement discriminatoire est une raison de plus pour les personnes marginalisées d’affirmer leur présence. Souvent les gens se défoulent sur les réseaux sociaux. C’est facile d’insulter quelqu’un. Pour Jessy Martel-Roy, accompagnateur en diversité sexuelle et de genre au Centre d’intervention le Rond-Point, il est primordial d'ouvrir son cœur pour faire preuve de tolérance. Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti Nathaniel Leboeuf est trans et non-binaire. Malgré les réalités parfois difficiles liées à la discrimination, elle considère que les occasions de se réunir avec des personnes qui partagent sa réalité peuvent aider à panser des blessures. Nathaniel Leboeuf est fière de son identité. Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti Elle est d’avis que l’acceptation passe surtout par l’information. Si plus de ressources sur les diversités sexuelles et de genre étaient à la portée de la population, il y aurait plus de tolérance.Les gens ont non seulement été obligé de désactiver les notifications et les commentaires, mais aussi de bloquer des gens parce qu’il y avait des incitations au suicide et des propos qualifiants [les personnes LGBTQ+] de malades mentales
, déplore Annie Blais. L’importance de l’événement, pour moi, est encore vraiment plus vive.

Le vrai but, c’est d’être plus visible pour le public et de rendre plus habituées certaines personnes qui n’ont pas l’habitude de nous voir, surtout sur la Côte-Nord
, dit-il. Je trouve que c’est très important d’ouvrir nos portes et de montrer qu’on existe, qu’on est là, qu’on est toujours les bienvenus.
On est tous humains
Je trouve que c’est extrêmement chaleureux de savoir qu’on est enfin à sa place avec du monde qui peut comprendre comment on se sent dans sa peau et dans son cœur
, dit-elle. C’est juste formidable de voir autant de monde rassemblé.

On est tous humains et on est tous uniques à notre manière
, dit-elle.
Advertising by Adpathway









