Coups de feu à Laterrière : 10 ans de pénitencier pour le tireur
L’individu qui a ouvert le feu dans un commerce d’alimentation de Laterrière en mars dernier devra purger une peine de 10 ans et 6 mois de pénitencier. Son complice a, pour sa part, écopé de 36 mois de détention. Les deux hommes ont plaidé coupable vendredi avant-midi au palais de justice de Chicoutimi. Le 15 mars dernier, Albert Lefebvre avait fait irruption dans une épicerie de Laterrière avant d’y décharger une arme à feu. Le jeune homme, âgé de 19 ans au moment des faits, avait ensuite pris la fuite avec son complice Pascal Laliberté. L'épicerie de Laterrière avait été le théâtre d'une fusillade en mars dernier. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier Lors de ces événements, un homme avait été grièvement blessé par balle. Des indices avaient permis aux policiers du Service de police de Saguenay (SPS) de retracer rapidement le véhicule utilisé pour commettre le crime et d’arrêter les deux occupants. L’avocat Francis Boucher explique les éléments qui ont influencé la décision quant à la peine imposée au tireur. M. Lefebvre ne connaissait pas la victime. Il avait reçu plutôt une somme d’argent pour exécuter certaines tâches ingrates. L’avocat Francis Boucher dans son bureau de Roberval. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme Selon Me Boucher, la sentence que son client (Lefebvre) a écopée est Les éléments de preuve ont démontré que le complice, Pascal Laliberté, âgé de 45 ans, aurait conduit Lefebvre sans réellement connaître ses intentions. Dans un autre dossier, Nicolas Blackburn, impliqué dans une agression survenue à Jonquière en février dernier, devra purger une peine de deux ans dans la collectivité. L’homme avait été arrêté à la suite d’une introduction par effraction, au cours de laquelle l’occupant de la maison avait été gravement battu. Claude Boucher est avocat. Photo : Radio-Canada / Jacob Demers Blackburn a plaidé coupable à trois des sept chefs d’accusation qui pesaient contre lui, dont voies de fait ayant causé des lésions et séquestration. Le plaignant n’a pas voulu témoigner dans le dossier, ce qui a amené la défense et la Direction des poursuites criminelles et pénales à proposer une entente commune sur la peine. Le magistrat a tenu à souligner que ce cas devait servir d’exemple pour démontrer qu’un crime peut être puni, même sans le témoignage d’une victime. Selon toute vraisemblance, cette altercation serait liée au conflit entre groupes criminels qui sévit actuellement sur le territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Pour sa part, la conductrice du véhicule des cinq individus qui ont tabassé un aîné à Arvida en décembre dernier, a plaidé coupable. Catherine Germain, qui est âgée dans la vingtaine, a plaidé coupable à deux chefs d’accusation, soit voies de fait avec lésion et complot dans l’objectif de commettre un acte criminel. Les procédures ont été reportées, car le juge a fait la demande d’un rapport présentenciel.

dans la fourchette
, c'est-à-dire proportionnelle au crime commis.Agression à Jonquière
C’est une peine de prison, sauf que la prison, au lieu de s’appeler Roberval, c’est son adresse
, explique son avocat Claude Boucher.
Un septuagénaire tabassé
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