Crise du logement : les locataires sous pression avant le 1er juillet
À quelques jours du 1er juillet, trouver un logement peut s'avérer difficile, alors que les taux d'inoccupation sont parfois très faibles et que les prix des loyers continuent d’augmenter. Des services d’aide sont mis en place, afin de soutenir les ménages en difficulté dans leur recherche de logement et éviter qu’ils ne se retrouvent à la rue. Sur la Côte-Nord, les Offices Municipaux d'Habitation (OMH) viennent en aide aux personnes qui se retrouvent sans logement. À Sept-Îles, trois personnes seront relogées par l’OMH au 1er juillet, affirme le président du conseil d'administration de l'OMH de Sept-Îles, Guy Berthe. « La recherche de logement est très difficile. Quelqu'un qui arrive ici et qui cherche un logement ne sait pas trop où aller », affirme Guy Berthe, président du conseil d'administration de l'Office municipal d'habitation de Sept-Îles.
Photo : Radio-Canada / Michèle Bouchard Il explique aussi que la Société d'Habitation du Québec, qui gère l'ensemble des OMH à travers le Québec, a mis en place des mesures afin que les gens ne se retrouvent pas à la rue le 1er juillet. Les OMH disposent notamment d’un certain nombre de logements pour dépanner les gens. Des employés sont de garde pour s'assurer de répondre aux appels de personnes en situation de précarité résidentielle, qui seraient évincées de leur logement, par exemple, à toute heure, la nuit et les fins de semaine aussi. [Ça] ne changera pas qu'à Sept-Îles, on a un taux d’inoccupation inférieur à 1 %, ça met une pression sur le logement. Néanmoins, certains services d'aide ne sont pas accessibles sur la Côte-Nord. C’est le cas du Service d'aide à la recherche de logement (SARL), un service d'accompagnement destiné aux ménages ayant perdu leur logement ou risquant de le perdre, offert par certains offices d'habitation à travers le Québec. D’autre part, le Tribunal administratif du logement a recommandé en janvier cette année une augmentation de 5,9 % des loyers, une augmentation historique, selon le membre du Comité de défense des droits des locataires de la Côte-Nord, Michel Savard. Une augmentation de loyer difficile à absorber pour certains ménages, selon lui, et qui lui fait craindre des évictions en cas de défaut de paiement. C'est des coupures qu'il faut faire ailleurs : dans l'alimentation, les vêtements, les loisirs pour la famille, les transports, etc. Selon Michel Savard, au Québec, 9 % des locataires dépensent plus que 50 % de leurs revenus pour se loger. Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin Selon Guy Berthe, les gens ne sont pas nécessairement au courant de la possibilité de contester une augmentation de loyer et de nombreuses personnes n’osent pas le faire. D’après le président de l'Association des propriétaires du Québec, Martin Messier, l’augmentation moyenne de 5,9 % n’est pas à proprement parler une augmentation de loyer, mais plutôt Il ajoute que les propriétaires comme les locataires voient leurs dépenses augmenter, pouvant créer des situations de tensions à la période des renouvellements de baux. Pour Martin Messier, le 1er juillet est également la période où les propriétaires peuvent retrouver leurs logements dans un état D'après les informations de Michèle Bouchard et Élia Rousseau Un filet de sécurité

Taux d’inoccupation des logements locatifs dans l’Est-du-Québec
Ville Taux d'inoccupation Sept-Iles 0,5 % Baie-Comeau 1,3 % Rivière-du-Loup 0,2 % Gaspé 0,3 % Matane 0,5 % On essaie de l'implanter ici
, assure Guy Berthe, qui propose de joindre la ville de Sept-Îles à Port-Cartier, alors que ce service est conçu pour des municipalités d’au moins 25 000 habitants.Le défi des hausses de loyer
Augmentations de loyer suggérées par le Tribunal administratif du logement pour les loyers non chauffés dans les 5 dernières années
Années Augmentations de loyer suggérées 2020 1,2 % 2021 0,8 % 2022 1,3 % 2023 2,3 % 2024 4 % 2025 5,9 % Dans un budget équilibré, on devrait prévoir 30 % de son revenu pour se loger
, soutient Michel Savard, tandis que présentement au Québec, 9 % des locataires dépensent plus que 50 %.

Le 1er juillet des propriétaires
un réajustement de loyer pour tenir compte de la fluctuation des dépenses.
insalubre
. Selon lui, l’interdiction de demander un dépôt de garantie au Québec est un problème, car il entraîne une forme d’impunité auprès des locataires.
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