Une étude en cours pour comprendre les causes de la crise de l’eau à Puvirnituq
Une étude est en cours à Puvirnituq pour comprendre les circonstances qui ont mené à la grave crise d’accès à l’eau dans ce village de la baie d'Hudson à partir du mois de mars 2025. Les élus de Puvirnituq, des responsables de la corporation Makivvik et de l’Administration régionale Kativik (ARK) se sont réunis au village la semaine dernière en compagnie du ministre des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière. Le but était de faire le point sur cette crise sans précédent à Puvirnituq. Rappelons que, durant plusieurs semaines à partir de la mi-mars, les quelque 2000 résidents ont été privés d’eau courante, à la suite du gel de la canalisation d’eau principale du village. Puvirnituq a aussi été frappé par d'importants blizzards consécutifs, ce qui a ralenti le travail des camions-citernes. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Félix Lebel Les nombreux blizzards printaniers avaient eux aussi contribué à la crise, en empêchant les camions-citernes de circuler. Ces camions sont essentiels pour la livraison d’eau, en l’absence de système d'aqueduc et d'égouts. Le centre de santé de la communauté avait par ailleurs été obligé d’évacuer ses patients, le temps que la situation se stabilise. L’état d’urgence avait aussi été décrété par la Municipalité, en manque de moyens face à la crise. Les résultats de cette analyse, effectuée par une firme externe, sont attendus d’ici le mois de septembre. Elle devrait apporter certains éléments de réponse aux élus. Ce dernier espère par ailleurs améliorer la communication entre le gouvernement provincial et les institutions régionales, en cas de crise de ce genre. Une nouvelle entente de financement est présentement en négociation avec Québec pour mieux financer les infrastructures municipales. Photo : Fournie par le ministère des Relations avec les Premières Nations et les Inuit De son côté, la présidente de l’ARK, Hilda Snowball, croit que cette étude permettra de mieux mettre en lumière l’ampleur de la désuétude des infrastructures d’eau dans la région. Une conduite temporaire a été installée à Puvirnituq en attendant une solution permanente. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Félix Lebel Cette dernière souligne par ailleurs le manque de moyens dont dispose l’ARK pour mettre à niveau l’ensemble des infrastructures d’eau. Une nouvelle entente de financement de deux ans est présentement en négociation avec Québec. L’ARK espère que des fonds supplémentaires seront accordés pour augmenter la fiabilité de ce service essentiel dans les 14 communautés du Nunavik. La région dispose actuellement d’une enveloppe de 175 millions $ pour les infrastructures municipales, de 2021 à 2026, ce qui ne suffit plus, selon l’Administration régionale Kativik. Hilda Snowball souligne qu'il faudra davantage d'investissements pour réellement régler les problèmes d'acheminement en eau dans les communautés. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Félix Lebel Lors des précédentes négociations avec Québec en 2021, l’ARK avait chiffré ses besoins à plus de 240 millions $. Avec cette somme, l’ARK espérait notamment acheter davantage de camions-citernes et construire des garages pour les entretenir. L'administration régionale avait toutefois dû reporter certains projets au vu de la taille de l’enveloppe budgétaire accordée par Québec. Avec des informations de Samuel Watt
Un problème d’infrastructures
Nous savons que la conduite principale a gelé, mais pourquoi? Est-ce que c’est en raison d'un manque d'entretien? Est-ce que c’est à cause d'un manque d’équipement?
, demande Ian Lafrenière.À la fin de la journée, le but n’est pas de pointer du doigt personne, mais plutôt de trouver une solution pour l’avenir
, ajoute le ministre.
Toutes ces discussions, qui auront lieu après la publication du rapport, vont nous permettre d’avoir un plan stratégique en place pour Puvirnituq, ainsi que les autres communautés qui font face aux mêmes problèmes avec leurs infrastructures
, souligne Hilda Snowball.

Avec l’entente de cinq ans que nous avons présentement, la plupart des fonds sont déjà alloués. L’augmentation des prix et des matériaux se chiffre dans les millions maintenant
, ajoute Hilda Snowball.
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