Immobilisations scolaires : la N.-É. manque de transparence, déplore la VG
Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse manque de transparence dans la manière dont il investit dans la construction et l’agrandissement d’écoles, affirme la vérificatrice générale de la province dans un nouveau rapport. Kim Adair a examiné tous les grands projets scolaires qui ont été annoncés jusqu’en septembre dernier, et dont la valeur totale est estimée à 2 milliards $. Elle conclut que les choix du gouvernement ne sont pas fondés sur des données probantes et que le processus décisionnel doit être amélioré. La surveillante des comptes publics croit que la province doit davantage tenir compte des prévisions d'inscriptions et des développements immobiliers dans la planification de ses projets de construction et d’agrandissement d’écoles. Le chantier de la nouvelle École Mer-et-Monde du Conseil scolaire acadien provincial de la Nouvelle-Écosse, à Halifax, le 13 février 2025. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve Kim Adair affirme qu’à plusieurs reprises durant son enquête, des responsables du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance n’ont pas été en mesure de répondre clairement à ses questions ou d’appuyer leurs décisions sur des faits. Elle qualifie cette situation d’ Par exemple, le rapport souligne que le ministère n'a pas été en mesure de justifier clairement son choix, en 2023, de construire quatre nouvelles écoles dans la région d'Halifax, alors que sept zones affichaient une croissance démographique. La vérificatrice générale recommande au gouvernement de mettre à jour le processus de planification des immobilisations scolaires afin d'exiger des sept centres régionaux d’éducation de langue anglaise et du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) Le gouvernement progressiste-conservateur de Tim Houston accepte toutes les recommandations formulées dans le rapport. Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance, Brendan Maguire, n'a pas voulu accorder d'entrevue, mais il a déclaré par courriel à CBC que des mises à jour du processus de planification des immobilisations scolaires sont en cours. La Nouvelle-Écosse a mis en place un processus de planification des projets de construction d’écoles en 2019, à la suite d’un rapport du vérificateur général de l’époque, Michael Pickup, qui avait soulevé des doutes sur l’ingérence politique de l’ancien gouvernement libéral de Stephen McNeil dans la construction de trois écoles. Le porte-parole de l'opposition néo-démocrate en matière d'éducation, Paul Wozney. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Kim Adair dit que le processus de prise de décision est désormais plus transparent mais qu’il y a toujours place à l’amélioration. Le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, Paul Wozney, estime que les progrès réalisés depuis six ans ne sont pas suffisants. La Nouvelle-Écosse compte 372 écoles, dont 23 de langue française. Le rapport de la vérificatrice générale indique que 30 % des écoles de la province sont en mauvais état et que 3 % sont dans un état critique. Par ailleurs, 21 % des écoles n'auraient pas fait l'objet d'une évaluation de leur état depuis plus de cinq ans. Par contre, les écoles en mauvais état ou dans un état critique ne représentent pas un problème de sécurité immédiat, précise Kim Adair. Avec des renseignements de Taryn Grant, de CBCUne nouvelle école peut coûter plus de 100 millions $. Vous allez avoir un impact sur nos élèves pour les décennies à venir. Il ne doit pas s'agir d'un processus subjectif
, a-t-elle insisté lors du dépôt de son rapport (nouvelle fenêtre) mardi à Halifax.
inquiétante
.Une analyse recommandée pour chaque projet
qu'ils soumettent une analyse de viabilité étayée par des preuves
pour toute nouvelle construction d’école.
Ce dont nous avons besoin, c'est d'un processus de planification à long terme qui a du sens, pour construire des écoles afin que nous n'ayons pas à éduquer nos enfants dans des bâtiments provisoires
, plaide-t-il.
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