Sommet du G7 : l’Ukraine, grande absente des déclarations finales
Les pays membres du G7 (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Italie, Allemagne et Japon) ont, au total, signé sept déclarations communes portant sur l’intelligence artificielle, les technologies quantiques, le trafic de migrants, la répression transnationale, la prévention contre les feux de forêt, la gestion des minéraux critiques et la situation au Moyen-Orient. Cette dernière déclaration, dans laquelle les dirigeants réitèrent leur soutien à la sécurité d’Israël et plaident pour une désescalade dans la région, a été publiée lundi soir peu de temps après le départ précipité du président américain Donald Trump. L’Ukraine, dont le président Volodymyr Zelensky se trouve à Kananaskis mardi, n’est mentionnée nulle part dans ces déclarations communes. Des messages contradictoires ont circulé durant la journée de mardi sur la raison pour laquelle le sommet n'a pas produit de communiqué conjoint soulignant le soutien des pays membres du G7 à Kiev. Le bureau du premier ministre a d'abord indiqué aux journalistes à Kananaskis que les États-Unis, qui veulent se poser en médiateurs entre Kiev et Moscou, voulaient diluer la déclaration finale, ce qui a entraîné l'annulation de toute prise de position Après le départ de Donald Trump de Kananaskis, où s'est tenu le sommet en début de semaine, c’est le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, qui a participé aux réunion du G7, dont celle consacrée à la guerre en Ukraine. Vue de la réunion qui a regroupé des leaders du G7 ainsi que des dirigeants de pays invités dont l'Inde, le Brésil et le Mexique. Photo : Getty Images / AFP/TERESA SUAREZ En début de soirée, le premier ministre Mark Carney a minimisé l'absence d'une déclaration conjointe sur l'Ukraine, affirmant que cela ne laisse pas transparaître un manque d'unité au sein du groupe. Selon lui, Lors d'une conférence de presse concluant le sommet, M. Carney a assuré que tous les pays membres du G7, y compris les États-Unis, sont favorables à imposer des sanctions sur la Russie pour exercer une Les dirigeants du G7 ont reconnu que l’Ukraine s’était engagée à un cessez-le-feu inconditionnel et ont convenu que la Russie devait faire de même. Ils sont résolus à envisager toutes les options possibles pour exercer une pression maximale sur la Russie, y compris des sanctions financières. Après la conférence de presse de M. Carney, qui semblait irrité par les nombreuses questions des journalistes entourant de possibles divisions au sein du G7 sur l'Ukraine et l'absence d'une déclaration conjointe sur le conflit, son bureau a fait marche arrière, retractant ses informations initiales faisant étant de dissonances avec Washington. Le premier ministre Mark Carney assis avec le président de l'Ukraine Volodymyr Zelensky lors d'une séance de travail en marge du Sommet du G7, le 17 juin 2025. Photo : Getty Images / AFP/LUDOVIC MARIN Plus tôt dans la journée, le Canada ainsi que des pays européens avaient affiché un front commun contre la Russie, annonçant des sanctions supplémentaires visant ce pays pour qu’il accepte de venir autour de la table des négociations en vue d’une paix avec Kiev. Des mesures punitives ont notamment été imposées à 77 individus et 39 entités russes. Des sanctions ont aussi visé la flotte fantôme russe – un groupe de près de 200 navires pétroliers utilisés par Moscou pour exporter son pétrole malgré les mesures punitives internationales. Le premier ministre Mark Carney a aussi annoncé un nouveau soutien militaire de 2 milliards de dollars supplémentaires à l'Ukraine, avec un financement pour des drones, des munitions et des véhicules blindés, entre autres. Ottawa a également octroyé un nouveau prêt de 2,3 milliards de dollars à l'Ukraine pour l'aider à reconstruire ses infrastructures et ses systèmes publics. La photo de famille élargie du Sommet du G7, incluant le président ukrainien, le premier ministre de l'Inde et le secrétaire général de l'ONU, entre autres. Photo : Getty Images / AFP/GEOFF ROBINS Lors d’un point de presse avant une réunion bilatérale avec M. Zelensky, M. Carney a redit Londres a elle aussi annoncé des sanctions contre Moscou, mardi. Lundi, le président français Emmanuel Macron avait appelé à Mais Donald Trump, qui vante à chaque occasion sa relation privilégiée avec le président russe Vladimir Poutine, n'a pas caché lundi son scepticisme face à d'éventuelles nouvelles mesures contre Moscou. Le président américain Donald Trump lors du sommet des dirigeants du G7 en Alberta, le 16 juin 2025 Photo : Getty Images / Pool Mardi, le chancelier allemand s’est dit Quel bilan dresser du G7? Patrice Roy en discute avec Louis Blouin et Louise Blais. Les sept déclarations communes ont été approuvées par tous les pays du G7, y compris les États-Unis. Parmi ces documents, l'on retrouve la la Charte de Kananaskis sur les feux de forêt. Ce document pour prévenir les feux de forêt et préserver la résilience des communautés affectées a été soutenu par les pays membres du G7, mais aussi par l’Australie, l’Inde, le Mexique, la Corée du Sud et l’Afrique du Sud. La Charte ne fait aucune mention des changements climatiques comme source possible des feux de forêt, mais les signataires promettent d’ Un autre document, intitulé Plan d’action sur les minéraux critiques, a été endossé par les sept pays du G7, ainsi que par les dirigeants de l’Australie, de l’Inde et de la République de Corée. Ces pays s'engagent notamment à assurer la mise en place des futures chaînes d’approvisionnement pour les minéraux critiques et à accélérer les projets d’extraction et de transformation. La première ministre italienne Giorgia Meloni, le président français Emmanuel Macron, le premier ministre Mark Carney, le président des États-Unis Donald Trump et le premier ministre du Royaume-Uni Keir Starmer se rendent à la photo de famille, à Kananaskis, en Alberta, le lundi 16 juin 2025. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld La déclaration qui porte sur la lutte contre la répression transnationale a quant à elle été signée uniquement par les pays du G7, même si d'autres pays présents au sommet sont concernés par cet enjeu, dont l'Inde. Le gouvernement de Narendra Modi a été accusé par les autorités canadiennes d’avoir commandité le meurtre d’un militant sikh en Colombie-Britannique il y a deux ans. New Delhi est aussi accusé d’ingérence étrangère dans les affaires canadiennes. Mardi, M. Carney a tenu une rencontre bilatérale avec son homologue indien qui s'est dit ravi de visiter le Canada après plus de 10 ans d'absence. Les deux hommes ont notamment ont convenu de Le premier ministre Mark Carney saluant son homologue indien Narendra Modi à Kananaskis, en Alberta, le 17 juin 2025. Photo : Getty Images / AFP/GEOFF ROBINS En octobre dernier, le Canada a expulsé six diplomates indiens, dont le haut-commissaire qu’il soupçonne d’avoir facilité des En riposte, l’Inde n'a pas tardé à appliquer la loi du talion, en expulsant à son tour six diplomates canadiens de son territoire. Selon le bureau de M. Carney, ce dernier a discuté avec M. Modi des priorités à l’ordre du jour du G7, dont la criminalité transnationale et la répression, la sécurité et l’ordre fondé sur des règles. Lors de sa conférence de presse finale, M. Carney n'a toutefois pas répondu directement à la question de savoir s'il a évoqué le meurtre du militant sikh Hardeep Singh Nijjar à Vancouver il y a deux ans. Les autorités canadiennes accusent le gouvernement Modi d’avoir commandité cet assassinat. L'Inde, de son côté, accuse le Canada d'offrir un refuge aux militants séparatistes qui prônent l'établissement d'un État sikh indépendant appelé Khalistan dans la région du Pendjab située dans le nord de l'État indien. Avec les informations de Agence France-Presseforte
sur le conflit. 
Carney tempère
il était plus important d’avoir une déclaration commune du G7 en lien avec les événements tragiques et intenses au Moyen-Orient
, lundi soir, avant le départ du président Trump.pression maximale
sur ce pays afin qu'il accepte de venir à la table de négociations en vue de la paix en Ukraine.Les dirigeants du G7 ont exprimé leur soutien aux efforts du président Trump en faveur d’une paix juste et durable en Ukraine
, peut-on lire dans la déclaration finale du Canada qui a présidé le sommet de Kananaskis. 
Nouvelles sanctions

l'importance d'être solidaire de l'Ukraine
et d'exercer une pression maximale sur la Russie, qui a refusé de venir à la table des négociations
.Ces sanctions frappent directement au cœur de la machine de guerre de Poutine, pour étouffer sa capacité à poursuivre sa guerre barbare en Ukraine
, a déclaré le premier ministre britannique Keir Starmer.aller beaucoup plus loin dans les sanctions
pour forcer Moscou à répondre à la proposition
de cessez-le-feu en Ukraine.Les sanctions, ce n'est pas si simple
, selon TrumpLes sanctions, ce n'est pas si simple
, a-t-il lancé, soulignant que toute nouvelle mesure aurait un coût colossal
également pour les États-Unis.
prudemment optimiste [...] quant au fait que des décisions seront prises aux États-Unis dans les prochains jours pour imposer des sanctions supplémentaires à la Russie
. Nous sommes tous d'accord pour dire que nous devons tout faire pour mettre fin à cette guerre le plus rapidement possible
, a ajouté le dirigeant allemand, Friedrich Merz, lors d'une courte déclaration devant des journalistes, à la fin du G7. 
Feux de forêt, minéraux critiques, répression transnationale
aligner [leurs] efforts sur les engagements visant à freiner et à inverser la déforestation et la dégradation des forêts et des terres à l’échelle mondiale d’ici 2030
.
Rétablissement des liens diplomatiques avec l'Inde
nommer de nouveaux hauts-commissaires en vue de rétablir les services réguliers à l’intention des citoyens et des entreprises des deux pays
.
homicides, des extorsions et d’autres actes criminels de violence
commis en sol canadien.
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