Des centaines de manifestants à Calgary en marge du G7
Crise climatique, question migratoire, cause autochtone, souveraineté du Canada, conflit à Gaza : les manifestants étaient nombreux, et leurs causes aussi, dimanche au centre-ville de Calgary, en marge de l’ouverture du Sommet du G7 à Kananaskis, en Alberta. Les manifestants se sont pour la plupart rassemblés sur la place de l’hôtel de ville de Calgary, une des zones de manifestation désignées par le Groupe intégré de la sécurité (GIS), mené par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui veille à la sécurité du Sommet. Vers 13 h, le Service de police de Calgary estimait le nombre de manifestants à 500. En après-midi, un groupe de manifestants a quitté la place de l'hôtel de ville pour marcher dans les rues du centre-ville de Calgary, sous surveillance policière. Nombre d’entre eux agitaient des drapeaux palestiniens. Des manifestants propalestiniens demandent l'arrêt de la guerre dans la bande de Gaza dans les rues du centre-ville de Calgary en marge du Sommet du G7 à Kananaskis. Photo : Radio-Canada / Nick Brizuela Elle manifeste pour inciter les dirigeants du G7 à agir contre la crise climatique. Hélène Champigny manifeste pour la cause climatique. Photo : Radio-Canada / Nick Brizuela Raven McLaren fait partie des gens venus protester contre le président américain, qui arrivera à Calgary dimanche en soirée. Des manifestants demandent que la question du conflit au Cachemire soit ajoutée à l'ordre du jour du Sommet du G7 de Kananaskis. Photo : Radio-Canada / Nick Brizuela Plusieurs groupes étaient aussi présents pour mettre en lumière des conflits dans plusieurs régions du monde, comme au Cachemire, en Éthiopie, en Palestine et en Ukraine. Certains d’entre eux avaient participé au Forum des peuples, samedi à Calgary, un contre-sommet qui porte sur la paix dans le monde et sur la solidarité internationale. Des manifestants pro-Khalistan se sont rassemblés dimanche après-midi au temple sikh Dashmesh, dans le nord-est de Calgary. Ils ont par la suite pris la route pour parcourir des rues dans ce secteur de la ville, sans toutefois arrêter la circulation. Le mouvement pro-Khalistan souhaite la création d’un État sikh, le Khalistan, qui serait indépendant de l’Inde. Ils s’opposent à la présence du premier ministre de l'Inde, Narendra Modi, au Sommet du G7. La manifestation pro-Khalistan, Martyrdom Day Khalistan, a eu lieu au temple sikh Dashmesh dans le nord-est de Calgary. Photo : Radio-Canada / Nick Brizuela Le ministre canadien de l'époque, Justin Trudeau, avait plus tard déclaré que des agents du gouvernement indien étaient derrière ce meurtre. Son organisation tiendra d'ailleurs d’autres manifestations lundi et mardi, en marge du sommet. Avec les informations d'Anne-Marie Trickey, de Tiphanie Roquette et de Joel Dryden
Des causes en tout genre
Je n'ai pas assez de pancartes pour signaler toutes mes inquiétudes face à ce qui se passe sur la planète présentement
, raconte Hélène Champigny, une manifestante.C'est une priorité pour moi, parce qu’on l'a oubliée un peu lors des élections, avec les tarifs douaniers de Trump, avec Israël et tout ce qui se passe dans le monde présentement.

Je suis venu ici aujourd'hui pour protester contre la présence de Donald Trump au Canada, car il attaque et menace notre pays depuis plusieurs mois et il continue de le faire avec des tarifs
, dit-il.Nous sommes ici parce que les pays du G7 sont une alliance de tous les pays impérialistes les plus puissants du monde. Ils ne nous représentent pas comme travailleurs au Canada
, affirme de son côté Fable Dowling, membre du Parti communiste révolutionnaire, présent à la manifestation.
Convoi d'opposition à la présence de Narendra Modi

Nous voulons que le Canada et les pays du G7 questionnent [Narendra] Modi afin de savoir pourquoi un Canadien a été tué en sol canadien
, soutient Kuljeet Singh, un des organisateurs de cette manifestation, en référence à l’assassinat d’Hardeep Singh Nijjar, un militant pro-Khalistan, en juin 2023 à Surrey, en Colombie-Britannique.Il a été pris pour cible simplement parce que son opinion politique n'était pas acceptée par le gouvernement indien
, rappelle Kuljeet Singh. Nous ne devrions pas enterrer cette histoire sous prétexte de conclure des accords commerciaux, de renforcer les liens et les partenariats avec l'Inde.
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