Chantiers Chibougamau souhaite l’intervention d’Ottawa dans le dossier du bois d’œuvre
Chantiers Chibougamau, qui a négocié récemment un nouveau contrat de travail avec le personnel de la scierie Béarn, compte sur le gouvernement fédéral pour prévenir les droits de douane sur le bois d'œuvre canadien. L’entreprise appréhende d’importants tarifs à partir de septembre face aux États-Unis. On souhaite aussi une accalmie dans l’économie et une hausse de la confiance des gens pour bâtir des maisons [...] Il n’y a pas de vent de dos qui nous amène vers là, mais c’est l’espoir qui nous anime tous les matins. M. Verreault a fait ses commentaires en marge d’une entrevue sur les activités de la scierie Béarn au Témiscamingue. Les travailleurs de la scierie ont récemment entériné à 98 % une entente de travail qui s’accompagne de hausses salariales moyennes de 22 % à l’opération et de 26 % à la maintenance sur cinq ans. À plus court terme, ces hausses sont de 4 $ l’heure pour les travailleurs à l’opération et de 5,75 $ l’heure pour les travailleurs à la maintenance. Frédéric Verreault croit que ces gains faciliteront le maintien des équipes en place à Béarn en plus de faciliter de futures embauches en cas de relance. La scierie Béarn est une propriété de Chantiers Chibougamau. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly Arrêtée en septembre puis relancée en octobre, la scierie Béarn emploie les deux tiers de ses effectifs depuis janvier 2025. La production roule sur l’équivalent d’un quart de travail, mais la partie patronale espère éventuellement passer à deux quarts. Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la scierie Béarn n’a répondu ni à nos courriels ni à nos appels pour une entrevue.On anticipe non pas 14,5 % de droits de douane sur le bois d’œuvre vendu aux États-Unis, mais 34,5 % en septembre. Ce serait très préoccupant si personne ne faisait de ce sujet un cheval de bataille
, indique Frédéric Verreault, vice-président affaires corporatives de Chantiers Chibougamau.Importantes hausses salariales

C’est une bonne nouvelle. C’est une entente de cinq ans et c’est ce qu’on souhaitait. Comme employeur, on n’aime pas du tout l’instabilité, la précarité, ni être en négociations constantes
, indique-t-il.C’est le plancher d’activité qu’on souhaite maintenir pour 2025
, complète M. Verreault.
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