Première Nation Mamo : intensification à venir des actions et des blocages forestiers
Des gardiens du territoire et des chefs héréditaires autochtones qui s’opposent au projet de loi 97 sur la réforme du régime forestier se sont rassemblés à La Tuque, en Haute-Mauricie, samedi. Ils comptent intensifier leurs actions et préparent d’autres blocages forestiers. Plus de 70 personnes ont participé à ce rassemblement d’urgence de différentes nations autochtones à travers la province, notamment des membres des communautés de Mashteuiatsh, de Pessamit, de Listuguj, de Wemotaci et de Manouane. Des allochtones qui soutiennent leur cause étaient aussi sur place. L’activité avait pour but de faire le point sur les actions posées jusqu’à maintenant au cours des dernières semaines. Une interdiction d’accès pour la coupe forestière a notamment été mise en œuvre durant quelques jours sur le chemin des Passes-Dangereuses la semaine dernière. Les prochains chemins ciblés n’ont pas été indiqués, mais il a été question du nord du Lac-Saint-Jean. Ces actions seront précisées au cours des prochaines semaines. Plus de 70 personnes assistent au Rassemblement d’urgence des nations qui a lieu samedi à La Tuque. Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier Ce dernier privilégie l’expression Les participants souhaitent aussi se préparer à d’éventuelles poursuites judiciaires. Des craintes se font sentir parmi les participants autochtones, car certains ont déjà reçu des injonctions d’entreprises forestières. Surtout, ils craignent que le gouvernement du Québec intente des recours judiciaires envers les groupes autochtones avec l’intensification des moyens de pression.
Le message est que le mouvement continue, que le monde vient nous aider. Mamo Première Nation [...] continue à mettre de la pression, à exercer l'exercice de souveraineté ancestrale, comme je le dis souvent. Le message aujourd'hui? On voulait voir comment le monde réagissait à nos actions qu'on a faites
, a indiqué le gardien du territoire et porte-parole de la Première Nation Mamo, Dave Petiquay.exercice de souveraineté ancestrale
plutôt que blocage forestier
.Craintes de poursuites
Parce que les gens, il y en a beaucoup qui ont peur de se faire poursuivre. Se faire poursuivre, ça demande de l'énergie, de l'argent, puis du courage. Moi, ce que je pense au niveau des implications des Premières Nations sur leurs droits, c'est qu'il faut prendre des risques, il faut appuyer ceux qui ont des revendications et qui pratiquent leurs droits ancestraux et leurs activités ancestrales
, a mentionné André Pikutelekan, un membre présent.
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