Sans électricité, l’aérodrome de Stephenville ferme ses portes
Sans électricité parce qu’il n’a pas payé ses factures, l'aéroport international Stephenville Dymond à Terre-Neuve-et-Labrador est fermé depuis mardi après-midi. Newfoundland Power confirme que le service électrique de l'aéroport a été débranché. La semaine dernière, le fournisseur d’électricité avait envoyé un avis de déconnexion pour défaut de paiement. Un avis aéronautique, appelé NOTAM, a été publié mardi après-midi, indiquant que l'aéroport international Stephenville Dymond était fermé. La fermeture sera en vigueur au moins jusqu'au 9 juin. Les problèmes s’accumulent pour l’installation, qui a été rétrogradée au statut d'aérodrome en mars dernier. Son propriétaire, Carl Dymond, est poursuivi en justice pour 2 millions $ par un investisseur qui a contribué à l'acquisition de l'aéroport et pour 2,4 millions $ par l’entrepreneur qui a installé un nouveau système de balisage des pistes d'atterrissage. Le conseil municipal de Stephenville cherche aussi à recouvrer plus de 500 000 $ en impôts fonciers impayés. Carl Dymond, qui se présente comme un homme d'affaires, a racheté l'aéroport de Stephenville en 2023. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Carl Dymond, qui se présente comme un homme d'affaires de la région d'Ottawa, a racheté l’aéroport en difficulté en 2023 en promettant d’y investir des centaines de millions de dollars, d’y créer des milliers d'emplois et d’y construire des drones gigantesques et futuristes. Toutefois, aucun de ces projets ne s'est concrétisé. On voit que des factures n’ont pas été payées. Il y a des recours en justice. Ça soulève des questions sur la viabilité [de l'aéroport de Stephenville]. L’aéroport de Stephenville pourrait avoir du mal à remonter la pente, selon John Gradek. L’accumulation de problèmes pourrait durablement entacher sa crédibilité, dit-il, au point qu’aucune compagnie aérienne ne soit intéressée à y retourner. L’aérodrome risque aussi de perdre son accréditation de Transports Canada, prévient l’expert en aviation. Contacté mardi, Carl Dymond a indiqué à CBC qu'il s'attendait à ce que la coupure d'électricité ne dure que quelques jours. Avec des renseignements de CBC et de l’émission Le réveil Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve
On s’attendait à des démarches de la part des créanciers
, souligne le professeur John Gradek, un expert en aviation de l’Université McGill, à Montréal. On se demande si M. Dymond est vraiment intéressé à assurer l’exploitation continue [de l’aéroport] de Stephenville.
Les aéroports dépendent des compagnies aériennes pour leurs revenus.
On a vraiment besoin de s’assurer que le prochain propriétaire [de l’aéroport] de Stephenville va être capable d’exploiter l’installation comme un vrai aéroport, insiste John Gradek. On a besoin de quelqu’un qui connaît le domaine aéroportuaire de manière professionnelle.
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