Une autre planète aurait été détectée à l’extrémité du système solaire
Un objet céleste qui pourrait être une planète naine a été détecté aux confins de notre système solaire. Dans les données recueillies lors d’une vingtaine d’observations réalisées sur une période de sept ans à l’aide du télescope Canada-France-Hawaï, l’astre apparaît à environ 90,5 unités astronomiques (UA) de la Terre, ce qui correspond à environ 90 fois la distance entre la Terre et le Soleil. Nommé 2017 OF201, l’objet mesure environ 700 kilomètres de diamètre, une taille suffisante pour être classé comme planète naine. Pluton se trouve également dans cette catégorie depuis 2006 et, par comparaison, son diamètre est environ trois fois plus grand que celui de 2017 OF201. La planète naine Pluton telle que photographiée par la sonde New Horizons. Photo : NASA Cette mystérieuse planète naine possède une orbite moyenne autour du Soleil plus grande que celle de Neptune, ce qui la place dans la catégorie des objets transneptuniens. Les trois astrophysiciens de l’Université de Princeton qui l’ont découverte ont aussi déterminé que le point d’orbite le plus proche de 2017 OF201 par rapport au Soleil – appelé son périhélie – est de 44,5 UA, ce qui est comparable à celui de Pluton. Son point le plus éloigné – appelé son aphélie – est de 1600 UA, et se trouverait dans l’hypothétique nuage d’Oort, l’extrême limite gravitationnelle de notre système solaire, bien au-delà de la ceinture de Kuiper, la deuxième ceinture d’astéroïdes. L’objet se trouverait ainsi si éloigné du Soleil qu'il lui faudrait pas moins de 25 000 ans pour en faire le tour complètement. Cela signifie qu’il ne passe qu’environ 1 % de son temps suffisamment près de la Terre pour que l’humanité puisse le détecter. Son orbite très allongée laisse à penser que la planète possède des interactions gravitationnelles complexes, à la fois avec Neptune mais peut-être aussi avec d’autres étoiles de la Voie lactée. En 2018, des chercheurs américains avaient découvert un objet nommé 2015 TG387, qu’ils avaient surnommé Impression artistique de la planète 2015 TG387. Photo : Insttut Carnegie pour la science Cette découverte n’a toujours pas été confirmée, et certains scientifiques pensent qu’il pourrait plutôt s’agir d’un trou noir, alors que d’autres pensent qu’il s’agit d’une erreur d’interprétation des données. L’objet Certaines planètes naines du système solaire. Photo : Sihao Cheng et al. Jusqu’à aujourd’hui, les orbites de ces objets transneptuniens extrêmes semblaient se regrouper dans une orientation spécifique, un phénomène interprété par certains astrophysiciens comme une preuve de l’existence d’une immense neuvième planète cachée dans le nuage d’Oort. Or, l’orbite de 2017 OF201 ne cadre pas du tout dans ce scénario. Son orbite inhabituelle la rend très intéressante, car elle ne suit pas le schéma de regroupement observé chez de nombreux objets transneptuniens extrêmes. L’astrophysicienne Eritas Yang note que cette réalité pourrait remettre en question l’hypothèse concernant l'existence d'une planète massive invisible dans notre système. Quoi qu’il en soit, l’entrée en service plus tard cette année de l’Observatoire Vera C. Rubin au Chili permettra d’observer plus profondément le cosmos et peut-être de détecter plusieurs autres objets de ce type. Le détail des recherches effectuées sur la planète 2017 OF201 est publié en ligne sur le site arXiv (nouvelle fenêtre) (en anglais).Une cousine pour Pluton?

À la limite… de la limite
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. Cette découverte laissait à penser qu’une neuvième planète (appelée planète 9 ou planète X) pouvait se trouver dans le nuage d’Oort.
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était la troisième possible planète naine découverte dans les dernières années aux confins du système, après 2003 UB313 et l’astre 2012 VP113.
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