Des citoyens se mobilisent pour tenter de sauver une terre agricole à Sherbrooke
Des citoyens se mobilisent pour concrétiser le rêve d'un agriculteur bientôt retraité. Ils souhaiteraient transformer la terre de 80 acres en un lieu communautaire où la population pourrait bénéficier de l’accès à la rivière Saint-François, de cours de yoga en nature ou simplement d’une terre cultivable à portée de main. Le propriétaire de la terre, Jacques Simard, réduit de 400 000 dollars le montant qu'il exige pour vendre sa propriété d'un million de dollars dans la zone agricole de Sherbrooke. Jacques Simard est propriétaire de la terre. Photo : Radio-Canada / Samuel Montigny Il faut 33 000 dollars pour faire démarrer le projet d'ici la mi-juin. Les citoyens souhaitent créer une fiducie d’utilité sociale agroécologique (FUSA), ce qui permettrait à M. Simard de transférer la propriété à un tiers. Une campagne de financement a été lancée à cet effet. Le mécanisme de la FUSA, ce qui est vraiment intéressant, et ce pourquoi c'est porteur, c'est que ça sort la terre du marché spéculatif. Ça la protège. On sait qu'elle ne se revendra plus, qu'elle ne se lotira plus et qu'elle va vivre un projet agricole de façon prioritaire. À cinq minutes du centre-ville de Lennoxville et à dix minutes du centre-ville de Sherbrooke, ce terrain de 80 acres comprend non seulement deux immenses plaines, mais aussi une forêt dense et un plus d’un kilomètre de rives le long de la rivière Saint-François. Le but du projet est entre autres de pouvoir profiter de cet accès à l’eau pour diverses activités. C'est sécuritaire, parce que ce n'est pas trop profond. Il y a de la descente de canoë, de kayak, de la pêche. C'est vraiment un lieu splendide pour profiter de la nature. La plateforme de collecte de fonds a déjà recueilli près de 20 000 revendollars pour la création de la fiducie d'utilité sociale agroécologique Jacques-Simard. Le tout profiterait à l’ensemble de la population sherbrookoise.J'y tiens parce qu'à toutes fins pratiques, je ne peux pas demander à la succession de concrétiser le rêve que j'ai d'en faire un parc communautaire
, souligne l’homme.
Une FUSA pour protéger la terre
Avec ça, on crée l'entité juridique et nous allons louer une première partie de la terre pour démarrer des activités agricoles, puis, après, on demeure en discussion avec Jacques pour les 600 000 qui sont vraiment pour le transfert
, explique un citoyen engagé dans le projet, Étienne Doyon.C'est une portion de la Saint-François qui, contrairement à ce qu'on pourrait croire, est très propre. Ça fait 20 ans que je me baigne tous les étés dans cette rivière-là. Je n'ai jamais eu de problèmes, l'eau est claire, transparente
, dit un autre citoyen engagé dans le projet, Christian Legault.
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