Comprendre le vieillissement en région et trouver des solutions avec les aînés
Le vieillissement en région comporte des défis particuliers. Des chercheurs des domaines de la santé, de la psychologie et du travail social s’intéressant à ces enjeux se sont réunis vendredi dernier pour un symposium sur le vieillissement à l’Université du Québec à Rimouski. Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), en 2023, la population du Bas-Saint-Laurent est la deuxième plus vieillissante au Québec. En 2051, près du tiers de la population bas-laurentienne aura 65 ans et plus. La population au Bas-Saint-Laurent se répartit dans une centaine de municipalités en majorité rurales, et sur un grand territoire peu desservi par le transport collectif. Divers enjeux spécifiques à la ruralité peuvent donc émerger lorsqu’une personne perd son autonomie, soutient Lily Lessard, professeure au département des sciences de la santé à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Avec des réseaux de communication et routiers Il y a l'enjeu d'avoir des réparations à faire sur sa maison, pour se protéger de différents problèmes, événements, qui pourraient survenir, un feu de forêt, une inondation ou de grands vents. Lily Lessard, professeure au département des sciences de la santé à l’Université du Québec à Rimouski (Photo d'archives). Photo : Fournie par l'UQAR Cotitulaire de la Chaire interdisciplinaire sur la santé et les services sociaux pour les populations rurales (CIRUSSS), elle s’intéresse, entre autres, aux impacts des changements climatiques sur les aînés, qui sont, selon elle, Les agriculteurs, les pêcheurs, les gens qui ont des terres à bois ou qui chassent, appuie-t-elle, Pour le professeur en travail social de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) Frantz Siméon, on ne peut concevoir le vieillissement à domicile en région sans la proche aidance – et surtout, le soutien aux proches aidants eux-mêmes. Être proche aidant c'est plus qu'un travail à temps plein, ça demande un engagement 24/7, quel que soit le niveau d'autonomie de la personne. Frantz Siméon, professeur en travail social de l’Université du Québec à Chicoutimi (photo d'archives). Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga Selon M. Siméon, il y a Le professeur en travail social croit en la nécessité de créer un maillage communautaire autour des proches aidants, et de financer les organismes du milieu, La professeure Lily Lessard déplore que la société ne fasse pas beaucoup de place pour les savoirs et les expériences des aînés. C'est une richesse dans une collectivité de pouvoir garder les aînés chez nous, chez eux, dans nos petites collectivités rurales. Depuis 2021, la démarche de la recherche-action Bien vieillir chez soi réfléchit comment adapter l’offre de services au Bas-Saint-Laurent pour que les aînés puissent vivre le plus longtemps à domicile et dans leur communauté. Huit projets sont actuellement déployés dans la région, parmi lesquels une initiative de paramédecine communautaire qui utilise les ambulanciers en attente pour offrir des soins à domicile, la mise en place d’un service de menus travaux adapté aux besoins des personnes aînées de la MRC des Basques, une résidence « innovante » pour les personnes âgées en perte d’autonomie à Sayabec et l’amélioration de l’offre de services de répit pour les proches aidants. Cette approche participative permet Avec les informations de Robert Majewskiplus fragiles
, l’accès à une voiture devient un enjeu, souligne-t-elle.
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de ces changements.souvent, ils vont voir les effets au niveau de la faune, de l'écosystème autour d'eux
. Témoins des changements climatiques, ils en sont également impactés, et peuvent voir des modifications au niveau des activités qu’ils faisaient auparavant – avec toute l’inquiétude que cela amène, dit-elle.Assurer un filet de sécurité de proximité dans le milieu
À partir de 70-75 ans, le risque de perte d'autonomie est plus grand
, et les aînés ne peuvent alors envisager de rester chez eux sans le soutien de leurs proches, expose le chercheur, puisque le système de santé et de services sociaux déjà surchargé
n’est pas en mesure de répondre à leurs besoins.
urgence sociale
de mieux outiller les proches aidants dans leur rôle, mais aussi leur permettre de souffler
en leur offrant des services de répit.Ils ne demandent pas beaucoup, et ils s'investissent énormément
, rappelle-t-il, en précisant que le petit plus
dont ils ont besoin en termes de soutien, parfois, c’est juste de pouvoir parler à quelqu'un
.à la hauteur des besoins des personnes qui veulent demeurer à domicile
.Les aînés, porteurs de savoir, partenaires de recherche
On traite souvent nos aînés comme des personnes vulnérables, mais ils ont beaucoup de choses à nous apprendre
, soutient-elle.Il faut travailler avec eux
, préconise-t-elle, en donnant l’exemple des laboratoires vivants
, qui incluent les aînés et leurs proches, mais aussi le milieu communautaire, dans la recherche de solutions, pour travailler avec leurs besoins et travailler avec leurs solutions
.une innovation très ancrée dans le milieu
, pense la professeure Lily Lessard.
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