Polluants éternels dans l’eau : la réglementation américaine est « inquiétante pour nous »
La plus récente annonce de l'administration Trump en matière de PFAS, aussi appelés contaminants éternels, sème l'inquiétude de ce côté de la frontière.
Mercredi, des réglementations qui avaient été mises en place l'an dernier sur plusieurs PFAS présents dans l'eau potable aux États-Unis ont été levés. L'Agence de protection de l'environnement maintient les seuils limites en vigueur pour seulement deux polluants et abroge l'indice de danger
, un outil qu'elle utilise pour évaluer les risques cumulés liés aux mélanges de produits chimiques contenant des PFAS.
La professeure titulaire au département de chimie de la Faculté des sciences de l'Université de Sherbrooke, Céline Guéguen ne cache pas ses inquiétudes. C'est très inquiétant pour nous. C'est de l'eau que nous buvons à tous les jours, l'eau du lac Memphrémagog.
D'un point de vue scientifique c'est très compliqué ce changement de stratégie. Ce n'est pas très clair pourquoi ça été changé.
Il y a probablement des aspects financiers qui sont derrière tout ça, mais d'un point de vue scientifique, il n'y avait pas de raisons de lever ces règlementations.
La présidente de l’organisme Memphrémagog Conservation, se désole de la volte-face du gouvernement américain.
Elle souhaite que le Canada prenne le leadership dans ce dossier. Je suis contente qu’au Canada on soit du bon côté de l’histoire, s’est-elle exclamée. Je pense que le Canada pourrait prendre le leadership en la matière de qualité de l’eau. L’eau c’est la vie. Il faut regarder de plus près les sources de pollutions et s’assurer qu’on protège la population.
Une partie du lac Memphrémagog, qui fait justement l'objet d'une réunion à laquelle participera jeudi la professeure Guéguen, est située aux États-Unis.
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