Au Manitoba, un grand écart des taux de participation
Le taux de participation aux élections fédérales, lundi, affichait une nette séparation entre le nord et le sud du Manitoba. Les taux de participation les plus élevés ont été enregistrés dans les circonscriptions de Winnipeg-Ouest, avec 74,33 %, et de Winnipeg-Sud, où 74,3 % des électeurs ont voté. Le taux de participation le plus bas a été enregistré dans la circonscription de Churchill–Keewatinook Aski, avec 37,54 %. La moyenne canadienne est de 67,37 %. Il y a 28 525 638 électeurs inscrits dans le pays, et 19 217 565 ont voté, dont un nombre record de 7,3 millions lors du vote par anticipation. Au niveau national, avec 67,4 % de participation provisoire aux élections fédérales de 2025, les Canadiens se sont davantage mobilisés cette année que lors des deux dernières élections générales fédérales. Le résultat de lundi représente le taux de participation le plus élevé, au niveau national, pour une élection générale depuis 2015, où 68,3 % des électeurs s'étaient rendus aux urnes. Alors que le taux de participation avait chuté entre les deux dernières élections fédérales de 2019 et de 2021, la participation a connu un rebond cette année, selon les chiffres encore provisoires d’Élections Canada. À midi, au lendemain du jour de vote, 99,29 % des bureaux de scrutin avaient été dépouillés. Le taux de participation le plus élevé a été enregistré en 1993, avec 69,6 %, selon Élections Canada. Cette année-là, le Parti libéral du Canada, dirigé par Jean Chrétien, avait remporté une victoire éclatante. Ce règne libéral avait pris fin le 23 janvier 2006, quand le Parti conservateur, dirigé par Stephen Harper, avait battu le Parti libéral du Canada dirigé par Paul Martin, le premier ministre de l'époque. L'année 2006 avait aussi été marquée par un rebond de la participation des électeurs après trois scrutins en baisse. Le taux de participation aux élections de 2008 était de 58,8 %, soit le deuxième des taux les plus bas enregistrés au pays après 1898. Le premier ministre conservateur, Stephen Harper, qui était au pouvoir depuis 2006 avec un mandat minoritaire, espérait alors, en vain, remporter une majorité à la Chambre des communes. En 2025, l’élection a aussi été anticipée après la démission de Justin Trudeau au poste de premier ministre. Cette année, les sujets de campagne ont beaucoup tourné autour des relations canado-américaines, alimentés par la guerre tarifaire engagée par le président américain, Donald Trump.Le plus fort taux de participation en 10 ans
Advertising by Adpathway









