Salman Rushdie à l’honneur au festival Métropolis bleu cette fin de semaine
Le festival littéraire Métropolis bleu se déroule jusqu’à dimanche, à Montréal, avec comme point d’orgue la venue, samedi, de Salman Rushdie, qui a perdu un œil dans une attaque au couteau en 2022. Samedi, l’écrivain se verra remettre le Grand prix littéraire international pour couronner sa carrière. L’écrivain américano-britannique d’origine indienne Salman Rushdie participera vendredi, à 16 h, à la cérémonie d’ouverture du festival suivie de la table ronde Blue Met Talks, qui sera consacrée au thème de cette édition 2025 : Le lendemain, Salman Rushdie s’entretiendra, à 16 h, avec l’auteur britannique Simon Sebag Montefiore au sujet du pouvoir de l’imagination en écriture. Puis, à 19 h, il recevra son prix et répondra aux questions d'Eleanor Wachtel, qui a longtemps animé l’émission littéraire Writers & Company, sur les ondes de CBC Radio One. Les trois événements, qui se tiendront à l'Hôtel 10, affichent complet. Tous les billets se sont envolés en moins de 24 heures quand la présence de Salman Rushdie au festival a été annoncée en mars. Visé depuis 1989 par une fatwa décrétée par l'ayatollah Khomeini à la suite de la parution de son livre Les versets sataniques, Salman Rushdie a été poignardé à plusieurs reprises alors qu’il donnait une conférence dans un centre culturel de l’État de New York en août 2022. Par la suite, son assaillant a déclaré, en entrevue au New York Post, qu’il reprochait à Salman Rushdie d'avoir « attaqué l'islam ». La participation de l’écrivain au festival pose donc des problèmes en matière de sécurité, mais Selon Marie-Andrée Lamontagne, Salman Rushdie est ravi de venir à Montréal et aborde sa présence au festival avec confiance. Le festival littéraire Métropolis bleu, qui en est à sa 27e édition cette année, se déroule chaque année à Montréal. (Photo d'archives) Photo : MICHAEL ABRIL En plus de Salman Rushdie, le festival Métropolis bleu accueille d’autres invités internationaux de marque cette année, dont l’historien Simon Sebag Montefiore, qui a écrit des fictions, mais aussi des livres d’histoire à succès, portant notamment sur la Russie, sa spécialité. Simon Sebag Montefiore, dont le dernier livre The World : a Family History of Humanity raconte le monde à travers les histoires de familles comme les Médicis, les Rothschild ou encore les Bonaparte et les Kennedy, se verra décerner le Prix littéraire des mots pour changer lors du festival. Autre lauréat : l’écrivain allemand Peter Wohlleben, à qui sera décerné le Prix planète littérature. Ingénieur forestier, il a publié, en 2015, le succès de librairie La vie secrète des arbres, qui a été traduit en 32 langues. Quant au romancier américain Stephen Graham Jones, il sera le premier non-Canadien à recevoir le Prix littéraire des premiers peuples. Ce membre de la Nation des Pieds-Noirs écrit des polars et des romans d’horreur. Des prix seront également remis cette fin de semaine à l’Acadienne France Daigle, en tant qu’écrivaine LGBTQ+, et au nouveau talent Stephie Mazunya, dont la pièce Chronologies est à l’affiche du Centre du théâtre d’aujourd’hui (CTDA) jusqu’au 3 mai. Cette comédienne et autrice montréalaise née au Burundi est la lauréate du Prix nouvel apport, décerné conjointement par le festival et le Conseil des arts de Montréal, pour S’enjailler, joué au CTDA l’an dernier et publié en livre. S’enjailler met en scène quatre colocataires dans la vingtaine, quatre amies aux racines et parcours différents, mais qui ont en commun d’être afrodescendantes. Joual, franglais, créole, arabe… Les langues se mélangent au quotidien. L'actrice et comédienne Stephie Mazunya. (Photo d'archives) Photo : Conseil des arts de Montréal Dernière lauréate : Cristina Rivera Garza, qui recevra le Prix Metropolis Bleu Azul, récompensant une plume hispanophone. Cette autrice mexicaine a fait paraître L’invincible été de Liliana en 2023, lauréat d’un prix Pulitzer l’an dernier. Dans ce livre, Cristina Rivera Garza revient sur le meurtre de sa sœur, tué par son ex-conjoint 30 ans plus tôt. À cette époque, le mot Tous ces lauréats sont présents au festival Métropolis Bleu pour recevoir leur prix, mais aussi pour participer à des discussions et à des séances de signature. La poète québécoise Hélène Dorion fait également partie des invités de ce festival littéraire. Elle prendra part samedi à un entretien sur sa poésie, mené par la poète Évelyne Gagnon, à l’occasion de la parution d’un ouvrage réunissant quatre de ses recueils : Un visage appuyé contre le monde; Sans bord, sans bout du monde; Les murs de la grotte et Fenêtres du temps. La poète Hélène Dorion. (Photo d'archives) Photo : Maxyme G. Delisle Les arbres seront au centre de la conversation qu'Hélène Dorion, à qui l’on doit le recueil Mes forêts, aura samedi avec l’écrivain français, Éryck de Rubercy, auteur du livre-somme L’Univers des arbres. L’ensemble de la programmation du festival Métropolis Bleu est disponible en ligne (nouvelle fenêtre). Le temps, l’arbre et la page
.Très attendu à Montréal
Il est devenu une icône de la liberté d'expression à son corps défendant, mais il est d'abord un écrivain et un grand écrivain
, souligne Marie-Andrée Lamontagne, qui dirige la programmation du festival Métropolis bleu.Il y a un mouvement de sympathie autour de lui et une immense curiosité, qui dépasse la littérature, en raison de la figure qu’il incarne
, explique Marie-Andrée Lamontagne.Un défi en termes de sécurité
le défi n’est pas insurmontable, grâce à de la planification et à de la bonne volonté
, selon Marie-Andrée Lamontagne.On a embauché des services de sécurité privés en plus de la sécurité de l’hôtel
, ajoute-t-elle. Tous les effets personnels des personnes qui assisteront aux différents événements avec Salman Rushdie seront fouillés.C'est quelqu'un de très tourné vers l'avenir, l'œuvre à écrire et les gens à rencontrer
, dit-elle, sans minimiser le drame qui a frappé le romancier.
Histoire et forêts
Il est très impliqué en Allemagne dans la conservation des forêts
, indique Marie-Andrée Lamontagne, précisant que l’auteur a créé la Wohlleben Waldakademie, une académie de la forêt.Trois plumes féminines à l’honneur
Il y a un mélange vraiment débridé et maîtrisé des langues, estime Marie-Andrée Lamontagne. C’est une espèce de tour de Babel montréalaise tout à fait réjouissante.

féminicide
n’existait pas encore. Cristina Rivera Garza a enquêté sur les circonstances de l'assassinat de sa sœur, sur sa vie, sur son couple, sur la condition des femmes dans la société mexicaine et sur comment tout ça a convergé vers ce drame
, explique Marie-Andrée Lamontagne.Rendez-vous avec Hélène Dorion

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