De futures éducatrices demandent à la province de miser sur la rétention de personnel
Bien que le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador ait annoncé la création d’un plus grand nombre de places en garderie lors de la présentation de son budget mercredi dernier, des étudiantes qui souhaitent devenir éducatrices dans un centre de la petite enfance estiment que la province doit en faire davantage pour la rétention. Vu l’importance de leur rôle, elle est d’avis que les travailleurs de sa profession méritent un régime de retraite et des avantages sociaux tout au long de leur carrière. Or, les éducatrices gagnent un salaire horaire d’environ 25 $ en terminant leurs études, n’ont aucun congé maladie et ont très peu d’avantages sociaux, déplore Mme Neilson. La semaine prochaine, l’étudiante et ses 17 camarades termineront leurs examens, ce qui mettra fin à leur formation de deux ans visant à devenir éducatrices. Allie Wells et McKenzie Neilson, des finissantes au Certificat en éducation à la petite enfance au College of the North Atlantic, auraient souhaité voir plus d'investissements dans le dernier budget provincial afin d'assurer la rétention des éducations. Photo : Radio-Canada / Colleen Connors Allie Wells s’apprête elle aussi à faire son entrée sur le marché du travail. Comme McKenzie Nelson, elle aurait souhaité que le budget présenté mercredi par la ministre des Finances, Siobhan Coady, contienne un peu plus de mesures pour ceux et celles qui travaillent dans un centre de la petite enfance. Le gouvernement provincial s’est engagé à créer plus de places en garderie en 2025 grâce à un investissement de 3,9 millions de dollars et d’augmenter le nombre de places à 10 $ par jour grâce à des subventions de fonctionnement de 110 millions de dollars. Bien que la création d’un plus grand nombre de places se traduira par l’embauche d’un plus grand nombre d’éducatrices, Allie Wells n’en demeure pas moins convaincue qu’il faut en faire davantage assurer la rétention de personnel. Elle ajoute avoir entendu parler d’un trop grand nombre d’éducatrices qui ont choisi de quitter la profession après seulement quelques années en raison d’épuisement professionnel. Pendant ses stages, Allie Wells dit avoir été témoin de pénuries de personnel ayant forcé la fermeture de la garderie. Dès cet été, elle commencera son emploi dans une garderie de Happy Valley-Goose Bay. En juillet, elle espère pouvoir travailler dans une garderie certifiée de Corner Brook. La province a promis d'embaucher 400 éducateurs et assistants d'apprentissage dans les classes de la maternelle à la douzième année, souligne-t-elle, en précisant que bon nombre des personnes embauchées auront besoin de services de garde d'enfants adéquats avant de pouvoir entrer sur le marché du travail. D'après les informations de Colleen Connors, de CBCPlusieurs personnes semblent penser que nous sommes des gardiennes, mais nous sommes des éducatrices et nous devrions être traitées ainsi
, déplore Mckenzie Neilson, une finissante au Certificat en éducation à la petite enfance au College of the North Atlantic, à Corner Brook.
Nous voulons plus d’éducatrices, mais nous voulons aussi garder celles que nous avons déjà
, explique-t-elle.Nous voulons être reconnues comme professionnelles quand nous commencerons notre carrière
, dit-elle.
Advertising by Adpathway









