Jour 20 de la campagne fédérale : les faits saillants

C'est ce qui met fin à notre couverture en direct de cette 20e journée de la campagne électorale fédérale. Merci d'avoir été des nôtres.
Où seront les chefs demain?
Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, mettra le cap sur le Saguenay–Lac-Saint-Jean, après un arrêt à Trois-Rivières en début de journée.
Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, tiendra un événement de campagne à Timmins, en Ontario, samedi soir.
Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, fera campagne dans la région d’Ottawa samedi.
Le chef du Parti libéral du Canada, Mark Carney, a mis sa campagne sur pause vendredi pour une réunion de son comité ministériel sur les relations canado-américaines et n’a aucun événement de campagne prévu samedi.
Les plans des partis pour lutter contre la criminalité sous la loupe d'une avocate
En entrevue à Midi info, l'avocate criminaliste Danièle Roy a analysé les plans des libéraux et des conservateurs pour lutter contre la criminalité, notamment en matière de libération conditionnelle. Les deux formations politiques proposent de rendre plus difficile l'accès à ces libérations dans certains cas.
Le plus grand problème, c'est la méconnaissance qu'a le public et certains politiciens du système de libération conditionnelle
, a-t-elle affirmé d'emblée au micro d'Alec Castonguay. Une libération conditionnelle, ce n'est pas automatique. Ce n'est pas un droit, c'est un privilège. Et ce privilège, il doit être gagné.
Les gens qui obtiennent une libération conditionnelle sont soumis à une série de conditions qui sont souvent extrêmement sévères
et le moindre manquement les ramène en prison
, a expliqué Me Roy. Elle admet que certaines personnes récidivent pendant cette période, mais que cela représente l'exception à la règle et que les statistiques montrent que ce système fonctionne.
Elle présente cette approche comme une manière graduelle d'intégrer les détenus en société, qui augmente les chances de le faire avec succès pour éviter qu'ils ne retournent derrière les barreaux.
Elle s'est également montrée très critique de l'approche proposée par les conservateurs pour « stopper le crime », comme le répète Pierre Poilievre, qui se base sur le modèle américain des « trois prises ».
M. Poilievre, avant de lancer des [propositions] comme cela, aurait peut-être intérêt à aller voir les études qui ont été faites
, a-t-elle affirmé, soutenant que toutes les études
qui ont été faites sur ce modèle ont montré que c'était inutile
et que cela poussait les gens vers encore plus de violence
. Elle souligne que plusieurs États ont depuis fait marche arrière.
La pire chose qu'on peut faire, c'est d'enlever l'espoir à quelqu'un.
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